Paris est mal parti...

S’il est vrai qu’il n’y a pas d’amour mais seulement des preuves d’amour, le patrimoine et les musées parisiens ont du souci à se faire. Nathalie Kosciusko-Morizet parlait en effet pour la deuxième fois de culture… La première fois, devant la presse. La deuxième (aujourd’hui 27 janvier), devant un aréopage de ses supporters et quelques journalistes, dont nous. Et une nouvelle fois, elle s’est contentée de faire des annonces sans aucun rapport avec ces deux sujets et dont certaines mêmes ressemblent à de l’Hidalgo dans le texte. Ainsi regrette-t-elle qu’il ne se passe rien à Paris le 31 décembre, ni fête, ni feu d’artifice. Quand ces politiques comprendront-ils qu’on n’a pas besoin d’eux pour organiser nos loisirs et que l’on veut juste qu’ils gèrent correctement la ville ?
La première fois, il avait fallu que nous posions une question pour qu’elle daigne aborder ces sujets et son entourage nous avait promis que, cette fois, elle devait présenter un projet. Hélas. Il a fallu attendre la dernière minute et sa réponse à une intervention venue du public sur le mauvais état des églises pour qu’elle esquisse un début de solution, même pas convainquant. Si personne ne l’avait interrogée (nous nous sommes refusé à le faire à nouveau) elle n’en aurait rien dit ! Parler de culture sans parler de musées [1] ni de patrimoine est un exploit assez remarquable.
D’ailleurs, il suffit de consulter son programme culturel pour constater qu’il s’agit effectivement de sa seule proposition pour les musées... Quant au patrimoine, elle y reprend des critiques justifiées contre les destructions de l’équipe actuelle, mais elle n’avance aucune mesure précise ni aucun chiffre...

Alors, évidemment, personne ne pourra être pire dans ce domaine qu’Anne Hidalgo qui prétend aujourd’hui consacrer 80 millions sur six ans à un « plan églises », soit moins que Delanoë n’en avait dépensé pendant sa première mandature avec le beau résultat que l’on connaît. Bien sûr, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui s’est déclarée opposée aux tours à Paris et au projet dément de l’avenue Foch, ne peut pas être pire. On réitérera donc notre slogan : TSH, Tout Sauf Hidalgo, car celle-ci a déclaré la guerre à Paris. Mais quelle tristesse que ni la droite, ni la gauche ne soient capables de nous proposer un candidat qui aimerait vraiment Paris.

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