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Œuvres d’art de Notre-Dame : un bilan provisoire et partiel
Cinq jours après l’incendie, nous pouvons faire un premier bilan de la catastrophe qui a frappé Notre-Dame. Celui-ci est, pour l’instant, extrêmement rassurant puisque nous n’avons connaissance d’aucune œuvre disparue. Les treize Mays [1] qui étaient conservés dans la cathédrale sont intacts, et tous ont pu être évacués, à l’exception du May de 1635 de Laurent de La Hyre qui se trouve dans le transept gauche, face au grand Triomphe de Job de Guido Reni (ill. 1) qui, lui aussi, est toujours dans la cathédrale. Ces deux tableaux, malgré l’effondrement de la voûte au-dessus d’eux, n’ont pas été touchés ; il faut néanmoins attendre une sécurisation des lieux avant qu’ils puissent être évacués.
D’une manière générale, les œuvres de Notre-Dame qui se trouvent dans les chapelles latérales et du déambulatoire, c’est-à-dire la grande majorité, n’ont été touchées ni par le feu, ni par l’eau, ni par la chute des voûtes. Le plan de la cathédrale, à deux collatéraux, a beaucoup contribué à la sauvegarde de ce patrimoine en isolant les chapelles du lieu de l’incendie qui s’est déroulé uniquement sur la toiture de la nef et du transept. Mais la première photo de la cathédrale qui a circulé a montré que même la chaire, qui se trouve dans la nef et est en bois, semble intacte.
La Conversion de saint Paul, 1637
Huile sur toile
Paris, cathédrale Notre-Dame
Photo : NDP (CC BY-SA 3.0)
Les douze Mays évacués ont été transportés au Louvre où ils ont été pris en charge par le C2RMF, à l’exception de deux : un d’Aubin Vouet (a priori Le centurion Corneille aux pieds de saint Pierre, de 1639) et un autre de Laurent de La Hyre, La Conversion de saint Paul (ill. 2) datant de 1637, pris en charge par la COARC, le service de conservation des œuvres…