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Des musées de faux ?
Le vol du torque de Vix (ill. 1) est certainement la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Les œuvres de ce type, menacées par la fonte, devaient être mises à l’abri le temps de trouver des solutions de protection contre les cambriolages. Rappelons que, lors de l’audition de l’Inspection des affaires culturelles devant la commission de la Culture du Sénat, celle-ci expliquait que « au lendemain du vol survenu au Louvre, le ministère a écrit aux responsables d’établissement et aux DRAC, pour leur rappeler les risques qui pèsent sur ces collections et les préconisations de sécurisation à mettre en œuvre, parmi lesquelles, celle de réaliser l’inventaire des objets exposés présentant un risque particulier de vol et de procéder à leur retrait des salles d’exposition si un certain nombre de conditions de sûreté n’étaient pas réunies. »
Manifestement, rien n’a été fait à Vix, d’autant que l’on a appris que l’œuvre avait déjà connu deux tentatives de vol. Que peut-on conclure devant la facilité avec laquelle ce crime a été commis, en plein jour, et en quelques minutes ? D’une part que, si quelque chose a été fait, cela a été très mal fait. Plus probablement que pas grand-chose n’a été mis en place, à moins que l’on n’ait pas identifié que le torque « présentait un risque particulier de vol », ce qui serait alors encore plus grave ? Quoi qu’il en soit, des responsabilités sont évidemment engagées, et en premier lieu celle du ministère de la Culture qui aurait évidemment dû s’enquérir des conditions d’exposition de ce chef-d’œuvre en or, donc susceptible d’être fondu. Rappelons que, juste après, ce même ministère a décrété un grand plan pour sécuriser les œuvres des musées, dont l’une des premières mesures (et évidemment la plus urgente), était de « mettre à l’abri, dans des lieux adaptés qui seront identifiés pour chaque département, les objets les plus vulnérables…