Contenu abonnés

Au Sénat, de nouveaux éléments accablants contre le Louvre

1 1 commentaire Toutes les versions de cet article : English , français
1. Laurent Lafon, président de la Commission culturelle du Sénat
lors de l’audition des Inspecteurs des affaires culturelles à propos du Louvre
Photo : Copie écran du site du Sénat

Lors de l’audition, le 10 décembre, des rapporteurs de l’Inspection générale des affaires culturelles sur le vol au Louvre [1], le président de la Commission culturelle du Sénat, Laurent Lafon (ill. 1), a commencé la séance sans ambiguïté : « Les conclusions de ces travaux sont d’une grande sévérité et d’une certaine manière implacables. À rebours des éléments avancés devant notre commission par la présidente-directrice du Louvre, elle pointe la défaillance générale du musée comme de sa tutelle dans la prise en compte des enjeux de sûreté ». « À rebours », cela signifie qu’il n’est pas dupe : Laurence des Cars a menti devant cette commission lors de son audition du 22 octobre (voir l’article).
Il ajoute : « ce n’est pas un échec fortuit qui est dû à l’accumulation d’un manque de chance, mais bien à des décisions qui n’ont pas été prises pour assurer la sécurité ». Là encore, cela contredit l’affirmation de Laurence des Cars que, pour elle, la sécurité était « une urgence absolue ».

Le rapport - dont les sénateurs ont longuement disserté mais qui reste toujours « non diffusable », on se demande bien pourquoi - indique notamment, comme l’a rappelé le chef de l’Inspection, Noël Corbin, qu’il aurait suffi de 30 secondes de plus pour que les cambrioleurs échouent dans leur entreprise.
Le rapport confirme que la porte-fenêtre de la galerie d’Apollon, par laquelle sont passés les cambrioleurs, était « mal sécurisée ». Si l’alarme s’est bien déclenchée, contrairement aux hypothèses qui ont circulé au tout début [2], le « renforcement mécanique » n’avait pas été fait, et « le temps de résistance du verre de la fenêtre a[vait] été extrêmement faible », alors que cela avait fait l’objet de préconisations par le rapport Van Cleef & Arpels.

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Documents joints

Vos commentaires

Afin de pouvoir débattre des article et lire les contributions des autres abonnés, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.