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Louis-Léopold Boilly, 1761-1845. Le peintre de la société parisienne de Louis XVI à Louis-Philippe

Auteurs : Étienne Bréton et Pascal Zuber, avec des études de Carole Blumenfeld, Philippe Bordes, Elodie Le Dan et Susan L. Siegfried.

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7,4 kilos, 1008 pages (en deux volumes, heureusement), 2853 œuvres cataloguées, 2781 illustrations : le Boilly d’Étienne Bréton et Pascal Zuber que vient de publier Arthena se présente, à tous les sens du terme, comme un ouvrage de poids. La qualité des reproductions (une marque de fabrique de l’éditeur), en couleurs pour la plupart, la générosité de l’illustration – qui s’offre le luxe de reproduire une même œuvre plusieurs fois en fonction des besoins et donne lieu à de beaux détails propres à faire goûter la savoureuse matière picturale – suffiraient à en faire un luxueux coffee table book. Mais c’est d’abord un remarquable ouvrage scientifique, fruit de recherches approfondies et d’heureuses découvertes, qui permet d’apprécier pleinement sur pièces un artiste de premier plan, « un (vrai) très grand peintre ! », affirme Jacques Foucart en conclusion de sa chaleureuse préface, sans lui retirer en rien la qualité de « merveilleux observateur des mœurs de l’Empire », que lui reconnaît tout aussi justement Jean Tulard dans son Avant-propos.
Pendant longtemps, c’est ce dernier trait qui a prévalu. L’abondance de ses œuvres au musée Carnavalet-Histoire de Paris reflète cette prédominance d’une thématique qu’assume le sous-titre de l’ouvrage : Le peintre de la société parisienne de Louis XVI à Louis-Philippe. Être le peintre de la société et de ses mœurs, en un temps de si grande mutation sociale et économique, suffirait à la gloire d’un artiste qui eut, pour s’exprimer, une carrière de soixante-dix ans également répartie sur deux siècles [1] (ill. 1 et 2).
A feuilleter l’ouvrage – dédié à la mémoire de Bruno Foucart – on constate que cette approche de l’œuvre est loin d’être la seule. Sans même se plonger dans le second volume, qui contient le catalogue raisonné, le premier nous en fait découvrir la diversité, que ce soit au fil de la biographie ou dans le cadre des essais.


1. Louis-Léopold Boilly (1761-1845)
Jean qui rit (autoportrait), vers 1806-1810
Huile sur toile
Collection particulière
Photo : Guillaume Benoit
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2. Louis-Léopold Boilly (1761-1845)
Étude avec cinq autoportraits, vers 1823
Grande Bretagne, The Ramsbury Manor Foundation
Photo : The Ramsbury Manor Foundation
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La Biographie, due à Annie Yacob, occupe cent pages (de 21 à 120, soit près d’un quart du volume) et présente la vie et l’œuvre dans un texte érudit, attentif à contextualiser les informations.

Rien n’est connu des débuts de Boilly, qui furent précoces, ni ses maîtres s’il en eut, ni son premier tableau mentionné, un Saint Roch peint en 1775 pour une confrérie de sa ville natale La Bassée, qui est détruit (1 P), ni sa formation à Douai entre 1777 et 1781 puis à Arras jusqu’à son arrivée à Paris en 1785.


3. Louis-Léopold Boilly (1761-1845)
Les Malheurs de l’Amour, 1790
Huile sur toile – 45 x 55 cm
Londres, The Wallace…

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