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Louis Boulanger. Peintre rêveur

Paris, Maison de Victor Hugo, du 10 novembre 2022 au 5 mars 2023.

Qui connaît Louis Boulanger ? Où peut-on voir ses œuvres ? Il fait partie de ces nombreux artistes romantiques longtemps éclipsés par la gloire de Géricault et de Delacroix. Une visite de la rétrospective organisée par la Maison de Victor Hugo s’impose donc pour découvrir cette personnalité si méconnue. On y découvre un bon peintre, excellent illustrateur et portraitiste parfois génial. Il est dommage que le Sacrifice de Mazeppa de Rouen, pour des raisons évidentes de dimensions, n’ait pu être montré ici, mais l’ensemble d’œuvres qui a pu être réuni donne une très bonne idée de l’art de celui qui fut un proche de Victor Hugo, dans une muséographie sobre et efficace.


1. Louis Boulanger (1806-1867)
Les Fantômes
(Les Orientales de Victor Hugo), vers 1829
Aquarelle - 26 x 32,8 cm
Paris, Maison de Victor Hugo
Photo : Paris Musées (domaine public)
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2. Louis Boulanger (1806-1867)
Le roi Lear, 1836
Huile sur toile - 65,5 x 54,2 cm
Paris, Petit Palais
Photo : Paris Musées (domaine public)
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Louis Boulanger fut l’élève de Guillaume Guillon-Lethière, dans l’atelier duquel il se lia avec Alexandre Colin. Mais il fut surtout dès son plus jeune âge proche des frères Devéria, Achille et Eugène, avant de s’éloigner d’Eugène mais en restant ami avec Achille jusqu’à la mort de celui-ci.
Ayant renoncé très tôt à concourir pour le prix de Rome, après un seul essai, il se lança directement dans la bataille du romantisme en exposant au Salon de 1827, la même année où Hugo publiait Cromwell et sa célèbre préface, considérée comme le manifeste de ce mouvement, Le Supplice de Mazeppa. C’est l’année où Delacroix présente La Mort de Sardanapale, celle également où Eugène Devéria expose La Naissance d’Henri IV, les deux artistes ayant loué un atelier commun pour peindre les deux grandes compositions. Comme pour Devéria, on peut penser que le succès du Mazeppa [1] l’écrasa davantage qu’il ne le simula, car il ne renouvela jamais complètement l’exploit. Son tableau ne fut cependant pas acquis par l’État mais fut offert en 1835 par son acquéreur au Musée des Beaux-Arts de Rouen.


3. Louis Boulanger (1806-1867)
Achille Devéria, 1837
Huile sur toile - 116,5 x 90,5 cm
Paris, Musée du Louvre
Photo : RMN-GP/H. Lewandowski
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4. Louis Boulanger (1806-1867)
La Douleur d’Hécube, 1850
Huile sur toile - 262 x 158,5 cm
Draguignan, Musée des Beaux-Arts
Photo : Didier Rykner
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Pourtant, l’exposition montre que, pas plus que pour Eugène Devéria, son talent ne se réduit à une seule œuvre et toute sa carrière, qui dura quarante ans jusqu’à sa mort en 1867, il poursuivit cette veine marquée régulièrement par quelques chefs-d’œuvre, parmi lesquels on peut citer, visibles dans l’exposition, Les Fantômes (ill. 1), une aquarelle d’après Les Orientales de Victor Hugo, La Folie du roi Lear (ill. 2), le Portrait…

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