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Léon Bonnat. Du Pays Basque à Victor Hugo

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Bayonne, Musée Basque, du 8 juillet au 31 décembre 2022.

Louis Gauffier, Jules-Eugène Lenepveu, et maintenant Léon Bonnat. L’année 2022 est faste pour la peinture française du XIXe siècle hors des champs trop souvent labourés de l’Impressionnisme. Et d’autant plus que ces trois expositions sont des réussites. Pour les deux premières, nous renvoyons aux articles que nous avons publiés ici et ici. Celle consacrée à Gauffier vient de se terminer et rouvrira bientôt à Poitiers dans une version un peu différente, tandis que les rétrospectives Lenepveu et Bonnat bénéficient de durées supérieures aux trois mois habituels et peuvent donc encore être visitées jusqu’à la fin de l’année.


1. Léon Bonnat (1833-1922)
La Résurrection de Lazare, 1857
Huile sur toile - 114 x 146,5 cm
Bayonne, Musée Bonnat-Helleu
Photo : Didier Rykner
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Bonnat donc. L’artiste et collectionneur qui a fait la richesse du Musée Bonnat, fermé depuis de trop nombreuses années mais dont on espère qu’il rouvrira bientôt. En attendant, c’est non loin de là, au Musée Basque, que le peintre a pris ses quartiers, les commissaires de l’exposition étant sa directrice Sabine Cazenave et Benjamin Couilleaux, dont on sait que la mairie n’a pas renouvelé le mandat à la tête du Musée Bonnat, mais qui part ainsi sur une belle réussite.
Bonnat donc. Le seul des trois peintres cités plus haut qui n’ait pas obtenu le prix de Rome. Il préféra, après deux échecs, se rendre à ses frais, et grâce à l’aide de la Ville de Bayonne qui n’eut pas à regretter ce beau geste. Pourtant, Bonnat avait la trempe d’un grand prix comme le prouve d’ailleurs son tableau du concours de 1857, une Résurrection de Lazare (ill. 1) de bonne facture. Il est probable qu’il aurait obtenu la récompense suprême s’il avait persisté. Mais il n’eut pas à regretter son choix : il fit une brillante carrière officielle, ce qui prouve ce que nous avions écrit il y a peu, que le prix de Rome n’était une condition ni nécessaire, ni d’ailleurs suffisante. Bonnat donc qui fut un grand peintre comme le démontrent les œuvres présentées dans cette rétrospective.


2. Vue de l’exposition Léon Bonnat au Musée Basque
Photo : Didier Rykner
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Celle-ci, nous l’avons dit, est très réussie, comme l’est aussi le catalogue, d’une facture classique telle que nous les aimons : essais plus catalogue, avec des notices développées et toutes les informations bibliographiques et historiques que l’on attend de ce type d’ouvrages. Nous lui ferons néanmoins un reproche, qui tient à la muséographie. Non que celle-ci soit déplaisante, au contraire même, la couleur des cimaises met bien en valeur les œuvres. Mais presque toutes sont entourées de mises à distance absurdes (ill. 2) dont on nous a dit qu’elles étaient exigées par les prêteurs ce que nous avons du mal à croire - à part pour le Musée du Louvre…

Le parcours, comme pour toute exposition rétrospective, est comme il se doit à la fois chronologique et thématique. Si beaucoup…

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