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Le Théâtre de Troie. Antoine Coypel, d’Homère à Virgile

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Tours, Musée des Beaux-Arts, du 22 janvier au 18 avril 2022.

Antoine Coypel est à l’honneur ces derniers mois. Après la résurrection de son plafond peint pour la Chancellerie d’Orléans et remonté au bout d’un siècle passé dans des caisses à l’hôtel de Rohan-Strasbourg [1], l’artiste se voit gratifié d’une exposition au Musée des Beaux-Arts de Tours (ill. 1).


1. Vue de l’exposition « Le Théâtre de Troie. Antoine Coypel, d’Homère à Virgile » à Tours
Photo : Didier Rykner
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Il ne s’agit cependant pas de la rétrospective que mériterait ce peintre majeur qui, bien que négligé à partir de la fin du XVIIIe siècle jusqu’au début du XXe siècle, est depuis mieux étudié - notamment grâce à la monographie de Nicole Garnier parue chez Arthena en 1989. Peintre de Philippe d’Orléans puis premier peintre du roi lorsque le prince accéda à la Régence, Coypel mériterait assurément une grande exposition au Louvre ou à Versailles. En attendant, on peut visiter celle de Tours qui relève davantage d’une grande exposition-dossier.

Celle-ci est néanmoins méritoire car elle permet d’approfondir notre connaissance de sa plus grande œuvre : le décor de la galerie d’Énée au Palais-Royal. Celle-ci fut peinte en deux temps : entre 1703 et 1705, le plafond peint, hélas disparu précocement en 1785 pour reconstruire à sa place l’Opéra qui avait brûlé quatre ans plus tôt, et en 1715-1717, sept grandes peintures le long des murs, dont certaines ont été conservées. Cela permet d’étendre le propos de l’exposition à la place de la gravure chez Coypel, en lien avec celles réalisées d’après les compositions de la galerie, ainsi qu’à celles liées à l’Énéide et à Homère, pour conclure sur l’inspiration antique (Virgile et Homère) dans la peinture de la seconde moitié du XIXe siècle.

L’exposition comprend donc en réalité trois expositions-dossiers : la galerie d’Énée, Coypel et l’estampe, Coypel et les sujets mythologiques d’Homère et Virgile, plus une quatrième, dont le lien avec le peintre de Philippe d’Orléans est plus…

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