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La National Gallery de Washington acquiert une œuvre des ter Borch

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8/4/23 - Acquisition - Washington, National Gallery of Art - Une fois n’est pas coutume, l’attribution de ce tableau (ill. 1) s’appuie sur l’identification du modèle. Exposé à la Tefaf en 2022 par la galerie Salomon Lilian de Genève [1], il a été acquis par la National Gallery de Washington grâce à la générosité du Lee and Juliet Folger Fund.


1. Attribué à Gesina ter Borch (vers 1631-1690) et Gerard ter Borch (1617-1681)
Moïse ter Borch tenant une canne de kolf, vers 1655
Huile sur panneau - 39, 3 × 26,6 cm
Washington, National Gallery of Art
Photo : NGA Washington
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Passé en vente dans les années 1960, il était alors présenté comme le portrait d’une fillette par Albert Cuyp. Il s’agit en réalité d’un petit garçon, et celui-ci serait Moïse ter Borch, dont le visage rond, le nez en trompette et les boucles blondes apparaissent dans d’autres œuvres réalisées par lui-même, par son frère et par sa sœur. Il appartenait en effet à une famille d’artistes : son père tout d’abord, Gerard ter Borch l’Ancien, voyagea en Italie avant d’ouvrir son atelier dans la ville de Zwolle vers 1612 ; s’il finit par renoncer au métier de peintre pour se consacrer à des charges administratives, ses enfants bénéficièrent malgré tout d’une formation artistique auprès de lui. Le seul à en avoir fait son métier fut son aîné, Gerard ter Borch, dit le Jeune, mais sa fille Gesina et ses deux autres fils Harmen et Moïse ont laissé plusieurs œuvres.
Ainsi Gesina ter Borch fit de la calligraphie dans des carnets qu’elle complétait par des dessins. Au crayon, à l’encre, à la craie et à l’aquarelle, elle traçait des études de figures et de costumes, représentait d’élégantes compagnies et des scènes d’intérieur. Parmi ces esquisses, un petit garçon jouant au violon ressemble au jeune Moïse. Elle peignit également quelques tableaux.
Moïse lui-même tint le crayon et le pinceau. Le Rijksmuseum détient notamment ses autoportraits, l’un peint, l’autre

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