Contenu abonnés

Jean Ranc. Un Montpelliérain à la cour des rois

1 1 commentaire

Montpellier, Musée Fabre, du 25 janvier au 26 avril 2020. Le Musée Fabre est cependant fermé jusqu’à nouvel ordre en raison du confinement.

Il est étrange de parler d’une exposition qui se poursuit pendant encore plus d’un mois et que pourtant personne ne pourra probablement plus voir. Néanmoins, il est sans doute encore plus important de le faire, parce qu’elle révèle un peintre fort méconnu et pourtant l’un des meilleurs portraitistes du début du XVIIIe siècle, et parce que le catalogue, très bon lui aussi, témoignera au moins que cette rétrospective a existé jusqu’à sa fermeture anticipée.


1. Jean Ranc (1674-1735)
Le Christ en croix, vers 1710
Huile sur toile - 91,8 x 61 cm
Stockholm, Nationalmuseum
Photo : Didier Rykner
Voir l´image dans sa page
2. Hyacinthe Rigaud (1659-1743)
Le Christ expirant sur la croix, 1695
Huile sur toile - 97 x 65 cm
Perpignan, Musée d’art Hyacinthe Rigaud
Photo : Didier Rykner
Voir l´image dans sa page

Jean Ranc, puisqu’il s’agit de lui, est donc un de ces peintres montpelliérains que le Musée Fabre a eu la bonne idée de nous faire redécouvrir. Avouons que nous nous y rendions en trainant un peu les pieds. Les portraits, c’est parfois lassant quand il y en a trop, et Jean Ranc n’est pas ou du moins n’était pas dans notre esprit avant que nous le découvrions, un artiste de la trempe de Hyacinthe Rigaud son maître ou de Nicolas de Largillière.
 C’était une erreur. Ranc est un artiste qui, dans ses meilleurs tableaux, atteint à la qualité de Rigaud, et dont les bons tableaux sont assez nombreux pour ne pas rendre l’exposition ennuyeuse. Comme beaucoup d’artistes de son époque, ce que le catalogue explique très bien, il voulut aussi se faire reconnaître comme peintre d’histoire qui était le genre la plus respecté à l’Académie. Mais il ne rendit jamais son morceau de réception dans cette catégorie et dut même payer une amende de 150 livres. Sans doute, plutôt qu’une incapacité à peindre un tableau d’histoire, cela peut-il s’expliquer par son succès comme portraitiste, une production beaucoup plus rentable. Car le seul tableau…

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous à l’aide de ce formulaire.

Vos commentaires

Afin de pouvoir débattre des article et lire les contributions des autres abonnés, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.