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Hippolyte, Paul, Auguste. Les Flandrin, artistes et frères

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Lyon, Musée des Beaux-Arts, du 19 mai au 5 septembre 2021.

Rares sont les peintres religieux français du XIXe siècle à avoir bénéficié d’une rétrospective. Que dire de deux ! C’est pourtant le cas d’Hippolyte Flandrin qui, aux côtés de ses frères Auguste et Paul, est exposé au Musée des Beaux-Arts de Lyon jusqu’au 5 septembre, après avoir été montré dans une exposition pionnière au Musée du Luxembourg en 1984, que nous avions d’ailleurs eu la chance de voir.


1. Vue de l’exposition Flandrin au Musée des Beaux-Arts de Lyon
Photo : Didier Rykner
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Hippolyte Flandrin le mérite. Avec Théodore Chassériau, Henri Lehmann et Eugène-Emmanuel Amaury-Duval - ce dernier n’ayant jamais eu la grande rétrospective à laquelle il aurait droit -, il est sans doute l’un des meilleurs élèves d’Ingres, en tout cas le plus fidèle à son maître. Rien que pour cette raison, une visite de l’exposition lyonnaise s’impose, d’autant que ses frères sont également très talentueux : l’aîné, Auguste, qui mourut tôt en sacrifiant en partie sa carrière pour permettre à celle de ses cadets de s’épanouir, et Paul, le plus jeune, avant tout paysagiste, mais qui assista Hippolyte sur toutes ses grandes commandes, au point que leurs mains respectives sont parfois difficiles à discerner.

Si cette exposition, dont la scénographie (ill. 1) est réussie, présente beaucoup de bonnes choses que nous détaillerons dans la seconde partie de cet article, nous commencerons néanmoins cette recension en regrettant certains partis pris qui affaiblissent le propos et décevront un peu ceux qui connaissent bien ces artistes. Disons un mot du catalogue, d’abord, qui malgré plusieurs essais très conséquents, laisse beaucoup de regrets. Aucune œuvre ne bénéficie de notices ; plus gênant encore, aucune n’a même de bibliographie dédiée, ni d’historique [Addendum 4 juillet 2021 : en revanche et nous ne l’avions pas vu, l’historique et la bibliographie des œuvres exposées a été faite, et est disponible en ligne sur le site du musée, ainsi qu’une chronologie.]. On ne saura donc à peu près rien des tableaux et dessins qui y sont publiés, à l’exception de ceux qui sont analysés - parfois très succinctement - dans les essais. On n’apprendra pas beaucoup plus sur les Flandrin qu’on n’en savait déjà, sauf sur le chantier de Saint-Germain-des-Prés dont la restauration a permis de préciser la manière de travailler de l’atelier.


2. Hippolyte Flandrin (1809-1864)
Sainte Pélagie, vers 1848-1853
Huile sur toile - 80,3 x 42 cm
Collection particulière
Photo : Didier Rykner
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Alors qu’Hippolyte Flandrin est sans doute le plus grand décorateur religieux du XIXe siècle, Ingres ayant toujours refusé les commandes qui lui étaient proposées dans ce domaine, l’exposition - et le catalogue - se concentre presque exclusivement sur ce chantier (voir les articles). Aucune œuvre préparatoire à Saint-Séverin - alors qu’un grand carton vient d’être offert au musée (nous y reviendrons dans une prochaine…

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