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Hilma af Klint. Les peintures du Temple (1906-1915)
Paris, Galeries nationales du Grand Palais, du 6 mai au 30 août 2026.
« Il reste à espérer que l’art de cette femme peintre remarquable puisse un jour être présenté à Paris », écrivions-nous alors qu’en 2018 le Guggenheim Museum de New York consacrait à Hilma af Klint une rétrospective mémorable (voir l’article). Il aura fallu une décennie supplémentaire ou presque, et quelques autres initiatives européennes, monographique au Guggenheim de Bilbao ou thématique au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles (voir l’article), avant que ce vœu ne se réalise. À l’initiative du Grand Palais et du Centre Pompidou, sous le commissariat de Pascal Rousseau, professeur d’histoire de l’art contemporain à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et spécialiste des avant-gardes, prend enfin place une grande exposition monographique à Paris, qui n’a toutefois rien de la rétrospective. Seule une décennie de la carrière de l’artiste suédoise y est présentée, le cycle des Peintures du Temple exécutées entre 1906 et 1915, en deux phases interrompues de quatre années entre 1908 et 1912. Un ensemble central et prolifique qui marqua un tournant dans la carrière de l’artiste qui, âgée d’une quarantaine d’années, entreprit — sous une prétendue dictée de « consciences supérieures » — une production médiumnique parallèle à celle de ses illustrations botaniques et de ses portraits et paysages académiques au succès florissant, production qui l’inscrirait parmi les pionniers de l’abstraction.
Sans titre, entre 1898 et 1904
Crayon
Hilma af Klint Foundation
Photo : The Moderna Museet, Stockholm
Sans titre, 1908
Pastel sec et crayon - 53 × 63,5 cm
Hilma af Klint Foundation
Photo : The Moderna Museet, Stockholm
Nous ne saurons rien de cet œuvre conventionnel, pas plus que des séries postérieures, Parsifal, L’Atome, les séries géométriques ou les aquarelles tardives. Nous nous en consolerons au regard du corpus déjà…