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Gustave Moreau vers le songe et l’abstrait

Paris, Musée Gustave Moreau, du 17 octobre 2018 au 21 janvier 2019

1. Gustave Moreau (1826-1898)
Ébauche
Huile sur toile - 27,7 × 22,3 cm
Paris, musée Gustave Moreau
Photo : RMN-Grand Palais / Franck Raux
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Un artiste « de son époque » plutôt que « d’avant-garde » frôle la médiocrité. Pour être intéressant, il faut être précurseur. Et pour être précurseur, il faut être abstrait avant l’heure. L’abstraction est à ce point une référence qu’on a voulu la percevoir chez Turner ou chez Monet qui avaient pourtant d’autres cordes à leur arc (et d’autres préoccupations).
On aurait pu croire que la nouvelle exposition consacrée à Gustave Moreau répondait à cet effet de mode. Pourtant, la question de l’abstraction dans son œuvre se pose bel et bien. Tout a commencé dans un placard. Le « placard aux abstraits » qui, dans l’ancienne maison de Moreau devenue musée en 1903, renferme vingt-deux œuvres non figuratives (ill. 1). On ne sait s’il existait déjà en 1903 ou s’il fut - plus probablement - aménagé par l’un des conservateurs après 1950. On ne sait pas non plus comment l’artiste considérait ces compositions qu’on a longtemps regardées comme des « ébauches » sans pouvoir pourtant les relier toutes à des peintures accomplies.
Les collections renferment en outre de nombreuses œuvres ni clairement figuratives ni totalement abstraites qui gardent une part de mystère. Car avec sa maison, Moreau légua à l’État tout son fonds d’atelier, et ce fut une surprise, voire une déception parfois, pour les premiers visiteurs du musée, de découvrir sur les murs un certain nombre de tableaux apparemment inachevés.

2. Gustave Moreau (1826-1898)
Alexandre le Grand
Huile sur toile - 35 × 35 cm
Paris, musée Gustave Moreau
Photo : RMN-Grand Palais / Franck Raux
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Cet aspect de l’art du maître n’est pas une découverte. Certaines de ces peintures non figuratives avaient été intégrées à des expositions aussi bien au Louvre [1] qu’au MoMA [2], elles furent même confrontées…

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