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Guido Reni. Le Divin

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Francfort, Städel Museum, du 23 novembre 2022 au 5 mars 2023.

1. Guido Reni (1575-1642)
L’Assomption de la Vierge, 1599/1600
Pierre noire, rehauts de blanc - 40,5 x 27 cm
Florence, Gallerie degli Uffizi
Photo : Didier Rykner
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La rétrospective Guido Reni qui vient d’ouvrir au Städel Museum de Francfort est un modèle d’exposition tant elle est claire dans son propos, bien accrochée et éclairée, avec un choix d’œuvres de très grande qualité dont certaines rarement vues ou récemment réattribuées. Elle bénéficie également d’un catalogue remarquable, avec essais et notices, dont on regrettera seulement l’absence inexplicable d’historique détaillé pour les œuvres ainsi que celle d’un index.
On aura compris qu’il faut absolument se précipiter à Francfort, ce qui est d’autant plus facile que la ville allemande est très accessible en train, la gare n’étant qu’à dix minutes à pied du musée. Il est possible de faire l’aller-retour dans la journée ce qui suffit à visiter l’exposition, à voir le Städel et à se rendre aussi dans le Liebighaus Museum juste à côté, qui conserve les collections de sculpture.
Il s’agit de la première rétrospective consacrée à l’artiste depuis trente ans et de la plus complète : 130 œuvres incluant également des dessins (ill. 1) et des gravures, sans doute sa production la moins connue.


2. Guido Reni (1575-1642)
L’Assomption de la Vierge, 1596/1597
Huile sur cuivre - 58 x 44,4cm
Francfort, Städel Museum
Photo : Didier Rykner
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3. Guido Reni (1575-1642)
L’Assomption de la Vierge, vers 1615-1620
Pierre noire - 181,5 x 142,5 cm
Milan, Pinacoteca di Brera
Photo : Pinacoteca di Brera
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4. Guido Reni (1575-1642)
L’Assomption de la Vierge, 1637
Huile sur toile - 242 x 161 cm
Lyon, Musée des Beaux-Arts
Photo : Didier Rykner
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Le parcours privilégie la chronologie, chaque salle étant consacrée à une période de la vie du peintre, avec quelques exceptions thématiques. Un principe fréquent pour les expositions monographiques mais qui fonctionne particulièrement bien ici.
La première salle est consacrée au thème de l’Assomption qui, comme nous l’explique le commissaire de l’exposition dans l’interview qu’il nous a accordée, à voir dans notre vidéo, fut l’un des grands sujets de sa vie, qu’il déclina tout au long de sa carrière.
Six œuvres sur ce sujet sont donc accrochées dans cette première salle : trois versions sur cuivre et de petite taille dont une (ill. 2), acquise par le Städel en 2014 (voir la brève du 28/1/15), est à l’origine du projet d’exposition. Elle est confrontée aux exemplaires du Prado et de Londres, deux œuvres de même dimensions, de compositions proches, mais où tous les protagonistes, la Vierge et les anges qui l’entourent sont différents d’un tableau à l’autre. On voit également un carton appartenant à la Brera à Milan (ill. 3), comparable à la figure de la Vierge d’un retable de l’église du Gesù à…

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