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Le Trait et l’Ombre : dessins français d’Orléans

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Le Trait et l’Ombre : dessins français du musée des Beaux-Arts d’Orléans, Sceaux, Anciennes écuries du Domaine départemental,
Acte I : de Poussin à David, du 6 mai au 17 août 2022
Acte II : de Géricault à Picasso, du 8 septembre au 31 décembre 2022

1. Jean-Honoré Fragonard (1732-1806)
Jeune fille debout vue de dos, vers 1770 ?
Sanguine - 37,3 x 25,1 cm
Orléans, Musée des Beaux-Arts
Photo : Musée des Beaux-Arts d’Orléans
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Debout dans un paysage, une jeune fille revêtue d’une robe « à la française » pose au milieu d’herbes sauvages jaillissant du sol d’un trait nerveux, crépitant à la manière d’un feu d’artifice. Cette sanguine (ill. 1) de Fragonard, exceptionnellement signée par son auteur, évoque irrésistiblement Les deux Cousines de Watteau, joyau désormais abrité au Musée du Louvre après avoir appartenu à Martine de Béhague puis à ses héritiers. De son côté, la feuille orléanaise, qualifiée par Marie-Anne Dupuy-Vachey de « chef-d’œuvre de grâce et d’équilibre », a été fort judicieusement choisie pour orner la couverture du catalogue de l’exposition Le Trait et l’Ombre dont elle constitue assurément la pièce la plus poétique. Pâtissant d’une communication presque inexistante comme d’affiches plutôt laides, la plus riche exposition de dessins anciens de l’année avait toutes les chances de passer inaperçue, d’autant qu’elle était vendue à la découpe : une première partie, intitulée De Poussin à David, inaugurait le parcours entre mai et août tandis qu’un second volet, De Géricault à Picasso, a ouvert en septembre et reste donc heureusement visible jusqu’à la fin de l’année. Contrairement aux mauvaises habitudes [1] prises par Sceaux, le catalogue qui n’était pas disponible cet été a cependant été imprimé dès la fin du mois de septembre et s’impose aisément comme une somme, avec ses 194 riches notices.

2. François Boucher (1703-1770)
Étude de tête féminine tournée vers la droite, vers 1760-1770
Pierre noire et estompe, rehauts de craie blanche et de pastel noir - 25,5 x 20,5 cm
Orléans, Musée des Beaux-Arts
Photo : Musée des Beaux-Arts d’Orléans
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Sceaux s’est fait une spécialité d’accueillir des collections graphiques provinciales : Le Trait et l’Ombre succède ainsi aux expositions De Rubens à Delacroix et De Vouet à Watteau respectivement consacrées aux dessins angevins - au printemps 2014 - et bisontins - à l’hiver 2016-2017. Si le fonds orléanais a été abondamment publié au cours des dernières années, en commençant par l’Italie en 2003-2004 (voir l’article), aucune présentation globale des collections françaises n’avait encore été proposée. Les amateurs se souviennent également de deux expositions récentes : Entre Lumières et romantisme, en 2006-2007 (voir l’article) suivie de Traits divins, au printemps 2018 (voir l’article). Nombre de feuilles admirables purent être publiées à ces occasions, aussi nous contenterons-nous de renvoyer à leurs catalogues - et à nos articles - afin de privilégier ici quelques dessins réattribués, jamais exposés ou bien encore récemment acquis : commençons avec cette tête féminine inédite de François Boucher (ill. 2) que Françoise Joulie rapproche d’un tableau de…

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