Le musée d’art, hôtel Sarret de Grozon recherche des œuvres d’Etienne-Charles Pointurier

La Tribune de l’Art
Etienne-Charles Pointurier (1809-1853)
René et Amélie
Huile sur toile
Arbois, Musée d’art, hôtel Sarret de Grozon
Photo : Arbois, Musée d’art, hôtel Sarret de Grozon
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Le musée d’art, hôtel Sarret de Grozon à Arbois (Jura, 39) envisage une exposition sur le peintre et lithographe Etienne-Charles Pointurier (1809-1853), à l’été 2017.

Né à Dole en 1809, fils et petit-fils d’imprimeurs, Pointurier se voit confier par le baron Gros, à l’âge de 22 ans en 1832, la copie de la partie centrale de son célèbre tableau de 1804 Les Pestiférés de Jaffa. En mai 1833, il devient professeur à l’Ecole de Dessin d’Arbois, où il enseignera jusqu’à son décès prématuré survenu le 8 décembre 1853. Grâce à la protection du Baron Gros, il expose aux salons de Paris en 1833, 1835 et 1836 (Saint François de Sales prêchant dans l’église de Dole en 1608).
Sa célèbre signature triponctuée révèle son appartenance à une Société Secrète, dont il fut le Chef dans les années 1840, nommée « Bons Cousins Charbonniers ». Le département des Estampes à la B.N. conserve une lithographie de sa main, représentant une scène d’initiation du Roi François 1er à la Respectable Charbonnerie. Pointurier fut placé sous surveillance par la police de Louis-Philippe, qui s’inquiétait de ses activités politiques clandestines à la tête des Bons Cousins, tous républicains dans l’âme ! A sa mort, en 1853, aucun hommage ne lui a été rendu en raison de l’arrestation de Barthelemy Pointurier, son père, accusé de comploter contre le Prince Napoléon en 1851. Lui-même est resté longtemps connu pour ses activités illicites au sein de la Charbonnerie.
Portraitiste, lithographe et paysagiste pendant plus de 20 ans, il laisse une œuvre à redécouvrir, désormais délivrée du poids des réticences de ses contemporains.

Pour toute information concernant l’artiste ou la société secrète des Bons Cousins Charbonniers, contacter Justine Sève au 03 84 66 55 44 ou jseve@arbois.fr.

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