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Enfants de la Renaissance

Blois, château royal de Blois, du 18 mai au 1er septembre 2019

L’accession au trône de Louis d’Orléans fit du château de Blois, demeure des comtes de Blois puis des ducs d’Orléans, une résidence royale. Dès lors, pendant plus d’un siècle, de Claude et Renée de France aux six enfants d’Henri IV et de Marie de Médicis, Blois fut, avec Amboise ou Saint-Germain-en-Laye, le berceau de nombreux enfants royaux. Parmi la pléthore d’expositions Renaissance motivée par la commémoration du cinq centième anniversaire de la mort de Léonard de Vinci, le château royal de Blois a choisi d’explorer les us et coutumes attachés à cette enfance de la fin du XVe au début du XVIIe siècle. Près de cent cinquante manuscrits, peintures, sculptures, gravures, objets d’art et objets archéologiques ont été réunis en trois sections thématiques. Salle après salle, ils démontrent l’existence à la Renaissance de ce que l’historien Philippe Ariès nomma « sentiment d’enfance ». Définie dans son ouvrage pionnier L’Enfant et la vie familiale sous l’Ancien Régime publié en 1960, cette notion caractérisait - pour les siècles postérieurs à la Renaissance - l’avènement d’un statut spécifique de l’enfance qui cessait de n’être qu’un âge faible et inférieur dont seule l’atteinte de l’âge adulte pouvait constituer le mérite.


1. Attribué à Lambert Sustris (1515-après 1568)
La Naissance de saint Jean Baptiste
Huile sur toile - 67,5 x 127 cm
Troyes, musée des beaux-arts
Photo : Carole Bell, Ville de Troyes
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2. Urbino, fabrique Fontana (1570-1580)
Coupe d’accouchée
Faïence - 20 x 15,4 x 23 cm
Sèvres, musée national de céramique
Photo : RMN-GP (Sèvres, Cité de la céramique)/Martine Beck-Coppola
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Mettre en évidence la place de l’enfant dans la société Renaissante et est une tâche ardue. Les sources sont lacunaires et l’intérêt manifesté par l’histoire de l’art très ponctuel. Les études qui lui sont dédiées sont spécifiques et les expositions généralistes. Si l’on songe à L’Enfant dans les collections du musée du Louvre au National Art Center de Tokyo en 2009 ou à L’art et l’enfant. Chefs d’œuvre de la peinture française plus récemment présenté au musée Marmottan en 2016, cette enfance n’a occupé tout au plus qu’une section de vastes panoramas chronologiques. Elle y fut en outre présentée essentiellement d’un point de vue iconographique, forcément réducteur puisque parcellaire. Nous touchons ici à la grande réussite du château royal de Blois qui propose une approche pluridisciplinaire du statut de l’enfant de la Renaissance. Les récentes découvertes de l’archéologie, l’analyse des images et l’étude des textes ont pu être considérées conjointement grâce au commissariat collégial d’Elisabeth Latrémolière - directrice et conservateur en chef de l’établissement -, de Caroline zum Kolk - historienne à l’Institut d’études avancées de Paris -, de Fabienne Ravoire - ingénieure chargée de recherches à l’Institut national de recherches archéologiques préventives - et de Maxence Hermant - conservateur…

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