Disparition du galeriste Vincent Lécuyer

Didier Rykner 2 2 commentaires

12/7/19 - Disparition - Nous ne le savions pas, mais Vincent Lécuyer était malade depuis plusieurs mois. Un cancer, qu’il n’aura pas réussi à vaincre, et qui l’a emporté dans la nuit de jeudi à vendredi. Avec lui, c’est un des marchands parisiens au goût le plus original qui disparaît, à l’âge de seulement 57 ans.
Spécialisé dans l’art de la fin du XIXe et de la première moitié du XXe siècle, Vincent Lécuyer savait dénicher des chefs-d’œuvre d’artistes souvent peu connus. Il était ainsi un vrai découvreur, non seulement d’œuvres mais aussi d’artistes. Fidèle de la Brafa à laquelle il participait depuis de nombreuses années, il était présent également dans de nombreux salons, dont celui du Dessin où il exposait depuis 2011.


Vincent Lécuyer au salon Tuileries Pad Art Et Design Paris en 2016
Photographie prise sur le compte Facebook de sa galerie
Voir l´image dans sa page

Il avait ouvert sa galerie en 1986 dans le Quartier Drouot, avant de déménager il y a dix ans Rive-Gauche. La dernière exposition qu’il y avait organisée, et dont nous avions parlé sur ce site (voir la brève du 16/3/18), permettait de redécouvrir l’artiste animalier Philippe Albin de Buncey. Les musées achetaient souvent chez lui et l’on se rappelle les deux étranges tableaux que le Musée d’Orsay avait acquis chez lui : La Fiancée de Belus par Henri-Paul Motte et Fléau ! par Henri-Camille Danger (voir la brève du 15/7/13). Il laissera incontestablement un vide dans le marché parisien.

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