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Deux acquisitions napoléoniennes pour le Musée de l’Armée

14/1/21 - Acquisitions - Paris, Musée de l’Armée - Le Musée Napoléon du Château de Fontainebleau n’a pas été la seule institution à s’enrichir durant les deux jours de ventes napoléoniennes organisées chez Osenat à Fontainebleau les 7 et 8 décembre 2020 (voir la brève du 7/12/20) : le Musée de l’Armée s’est porté acquéreur de deux lots qui trouveront une place naturelle dans ses collections [1]. Ces pièces sont en effet étroitement liées à la nécropole impériale de l’église du Dôme des Invalides, qui sera sous le feu des projecteurs en cette année de bicentenaire de la mort de Napoléon Ier, qui s’est éteint sur l’île de Sainte-Hélène le 5 mai 1821. Le Musée de l’Armée et la Fondation Napoléon ont lancé un ambitieux programme de restauration [2] du tombeau impérial, édifié à partir de 1840 sous l’égide de l’architecte Visconti mais seulement terminé en 1861. Le programme de restauration [3] concerne également les tombeaux des deux frères de l’Empereur - Jérôme et Joseph - qui reposent aussi aux Invalides, ainsi que la chapelle Napoléon de la cathédrale Saint-Louis et les pierres tombales de Saint-Hélène placées dans le jardin de l’Intendant. L’année 2021 sera enfin marquée par une grande exposition intitulée Napoléon n’est plus, prévue pour l’instant de mars à septembre, dans lesquelles ces nouvelles acquisitions trouveront certainement une place de choix.


1. Fonderie Quesnel
Modèle réduit du tombeau provisoire de l’Empereur Napoléon Ier, vers 1840-1860
Bronze doré et patiné - 33,5 x 21 x 10 cm
Paris, Musée de l’Armée
Photo : Osenat
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2. Fonderie Quesnel
Modèle réduit du tombeau provisoire de l’Empereur Napoléon Ier, vers 1840-1860
Bronze doré et patiné - 33,5 x 21 x 10 cm
Paris, Musée de l’Armée
Photo : Osenat
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Le Musée de l’Armée a d’abord jeté son dévolu sur un objet passionnant, acquis pour 9 100 € marteau [4]. Il s’agit d’un modèle réduit du « tombeau » de Napoléon réalisé en bronze doré et patiné, non pas le tombeau achevé en 1861 mais le tombeau provisoire tel qu’il fut visible pendant plus de vingt ans au milieu du XIXe siècle (ill. 1). Celui-ci se compose de plusieurs éléments : on distingue aisément le cercueil recouvert d’un drapé doré orné d’abeilles, surmonté d’un coussin supportant la couronne impériale dorée. Cette draperie se soulève et laisse apparaître le cercueil fermé, marqué du nom de Napoléon sur le couvercle. Une fois ôté, celui-ci dévoile une plaque de bronze gravée « NAPOLEON EMPEREUR ET ROI MORT A STE HELENE LE V MAI MDCCCXXI » au-dessus d’une couronne de lauriers. Celle-ci s’enlève à son tour et nous montre l’intérieur du cercueil, gainé de soie ivoire et garni d’éléments de bronze ciselé. Naturellement, le cercueil n’est pas vide : il accueille une figurine gisante de Napoléon, qui repose avec son célèbre chapeau placé sur les genoux. Deux urnes, glissées entre les jambes, évoquent celles qui contenaient le cœur et les…

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