Deux acquisitions du CMN pour Rambouillet et Azay-le-Rideau

30/1/20 - Acquisitions - Rambouillet, Azay-le-Rideau et Bowdoin College Museum - Grâce à la participation de la Fondation La Marck, mécène régulier des musées français [1], le Centre des Musées Nationaux a pu s’enrichir aujourd’hui à New York, chez Sotheby’s, d’un portrait de Joseph Jean-Baptiste Fleuriau d’Armenonville par Hyacinthe Rigaud (ill. 1), adjugé pour 200 000 dollars, frais compris. Il rejoindra le château de Rambouillet dont le CMN a la charge, Fleuriau ayant été le propriétaire du domaine entre 1699 et 1706 et à l’origine de la transformation du parc en jardin à la française.


1. Hyacinthe Rigaud (1659-1743)
Portrait de Joseph Jean-Baptiste Fleuriau d’Armenonville, 1709
Huile sur toile - 147,3 x 114,3 cm
Rambouillet, château
Photo : Sotheby’s
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2. Hyacinthe Rigaud (1659-1743) et Jean-Baptiste de Montmorency (?- ?)
Portrait de Joseph Jean-Baptiste Fleuriau d’Armenonville
Pierre noire, craie blanche, encre brune, lavis gris, rehauts de blanc - 37,8 x 29,3 cm
Brunswick (Maine), Bowdoin College Museum of Art
Photo : Christie’s
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Le tableau date de 1709, soit après la revente du domaine au comte de Toulouse, fils illégitime de Louis XIV et de Madame de Montespan. Il s’agit de la troisième fois que Rigaud peint Fleuriau mais les deux premiers portraits, exécutés respectivement en 1692 et 1706, sont aujourd’hui perdus. Un dessin de présentation de celui-ci (ill. 2), exécuté par Rigaud avec un de ses assistants Jean-Baptiste de Montmorency, a été offert en 2017 au Bowdoin College Museum of Art par plusieurs donateurs, et est par hasard présenté en ce moment même à New York (jusqu’au 1er février) dans une exposition de dessins de ce musée qui se tient à la Driscoll Babcock Gallery dans le cadre de Master Drawings New York [2].

Le tableau acquis par le CMN présente quelques problèmes d’usures, essentiellement dans la perruque du personnage, ce qui lui donne un aspect moins satisfaisant en vrai qu’en photographie. Cependant, le reste de l’œuvre, et notamment le visage et le costume, étant en bon état, une restauration devrait permettre d’atténuer ce contraste un peu désagréable. Il était par ailleurs présenté avec un cadre qui le mettait particulièrement mal en valeur, et le CMN a prévu de lui trouver un nouvel encadrement avant qu’il puisse être accroché au château de Rambouillet.


3. Justin Ouvrié (1806-1879)
Vue du château d’Azay-le-Rideau, 1846
Huile sur toile - 73 x 100 cm
Préempté par le CMN pour
le château d’Azay-le-Rideau
Photo : SVV Daguerre
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4. Château d’Azay-le-Rideau
Photo : Didier Rykner
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Le Centre des Monuments Nationaux avait déjà préempté hier à Paris, chez Daguerre, pour un montant de 14 300 € (frais inclus), une peinture de Justin Ouvrié montrant le château d’Azay-le-Rideau en 1846 (ill. 3) et probablement exposé au Salon la même année. Spécialisé dans les vues de monuments et de villes, l’artiste représente l’aile sud du château à une époque où existait encore une terrasse. Comme l’explique en effet le site du CMN : « le miroir d’eau, si célèbre, est en partie une invention du XXe siècle. Au siècle précédent, une terrasse longeait l’aile sud. Ce n’est qu’un 1950 que le bras de la rivière a été élargi de façon à ce que l’eau borde les fondations du château […] depuis, le château se reflète dans un miroir d’eau. (ill. 4) »

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