Catherine Pégard clairement opposée aux projets du PLU sur le parc de Versailles

Didier Rykner
Conférence de presse de Catherine Pégard
donnée sur le chantier des salles de l’histoire du château.
De gauche à droite : Laurent Brunner, Béatrix Saule,
Catherine Pégard, Denis Berthomier
26 janvier 2012
Photo : Didier Rykner
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26/01/12 - Patrimoine - Versailles, Domaine national - Catherine Pégard tenait aujourd’hui la première conférence de presse de sa présidence à la tête de l’Etablissement public du château et du domaine national de Versailles.
Celle-ci semble se placer dans une position résolument modeste puisqu’elle a déclaré (ce qui semble pour l’instant se confirmer dans la pratique) s’appuyer sur les spécialistes. Elle ne remet pas en cause, quoi qu’il en soit, la politique menée par Jean-Jacques Aillagon, prévoyant de poursuivre les projets en cours et persistant à vouloir inclure l’art contemporain, même si le choix de Giuseppe Penone en 2013 devrait moins faire polémique. Catherine Pégard a également confirmé que le bosquet du Rond-Vert, actuellement en friche, serait traité d’une manière contemporaine. Nous suivrons particulièrement ce dossier car le traitement « contemporain » ne devra pas se traduire par des architectures pérennes. Rappelons qu’un comité jardin avait été réuni par le précédent président qui avait acté la décision de n’autoriser à cet endroit qu’une composition florale et botanique sans aucune construction [1]. Nous attacherons à ce sujet une particulière attention.

Mais la déclaration la plus importante à nos yeux est l’affirmation que l’Etablissement public a, sur le projet de PLU, exactement la même position que celle prise par Jean-Jacques Aillagon dans nos colonnes (voir l’article). Catherine Pégard a ajouté qu’elle sera particulièrement vigilante sur ce dossier et qu’elle demandera au ministère de la Culture et à celui de l’Environnement de faire respecter les règles. Ses principaux soucis sont, a-t-elle affirmé, la protection de la pérennité du domaine royal et celle du paysage. On ne peut que l’approuver.

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