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Albert Edelfelt. Lumières de Finlande

Paris, Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, du 10 mars au 10 juillet 2022.
Göteborg, Musée d’Art de Göteborg, du 22 octobre 2022 au 12 mars 2023.
Helsinki, Musée d’Art de l’Ateneum, galerie nationale de Finlande, du 21 avril au 17 septembre 2023.

Premier artiste finlandais à rejoindre les collections publiques françaises après que son Service divin au bord de la mer (ill. 1) décoré d’une médaille de seconde classe au salon de 1882 fut acquis par l’État, icône de la peinture finlandaise du XIXe siècle internationalement célébrée de son vivant, francophile de la première heure, Albert Edelfelt est aujourd’hui inconnu du public français, éclipsé par ses cadets Helene Schjerfbeck [1] et Akseli Gallen-Kallela (voir les articles de 2012 et de 2022), plus précocément réhabilités. Délaissé par l’histoire de l’art hexagonale après sa mort en 1905, tout juste fut-il l’objet d’une thèse monographique publiée en 2007 [2] et de trois catalogues d’expositions thématiques sur l’art scandinave de la fin du XIXe et du début du XXe siècle où figuraient quelques-uns de ses tableaux présentés à Paris en 1987 [3], à Strasbourg en 1999 [4] et à Lille en 2008 (voir l’article).


1. Albert Edelfelt (1854-1905)
Service divin au bord de la mer, 1881
Huile sur toile - 122 x 180 cm
Paris, Musée d’Orsay
Photo : RMN-GP/Musée d’Orsay/Stéphane Maréchalle
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Toute autre est sa postérité scandinave : immuable gloire nordique, l’artiste est le sujet de multiples ouvrages, thèses et articles finlandais et suédois dont se détachent un catalogue raisonné précocement établi dès le début des années 1920 et finalement publié en suédois entre 1942 et 1944 puis en finnois en 1953 [5] ainsi que le catalogue de la grande rétrospective organisée par l’Ateneum à Helsinki en 2004 à l’occasion du cent cinquantième anniversaire de sa naissance [6]. Près de deux décennies plus tard, enfin une institution française emboîte-t-elle le pas de la galerie nationale de Finlande.


2. Albert Edelfelt (1854-1905)
Portrait de Louis Pasteur, 1885
Huile sur toile - 155 x 127,5 cm
Paris, Musée d’Orsay (dépôt du château de Versailles)
Photo : RMN-GP/Musée d’Orsay/ Martine Beck-Coppola
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Nouveau jalon du passionnant cycle que le Petit Palais consacre depuis 2014 - à l’initiative de Christophe Leribault, désormais à la tête du Musée d’Orsay (voir la brève du 14/9/21) - aux peintres scandinaves (voir les articles précédents consacrés à Carl Larsson, Anders Zorn et L’âge d’or de la peinture danoise), Albert Edelfelt. Lumières de Finlande rend enfin justice au peintre indéfectiblement lié à la capitale française, berceau de sa formation académique - poursuivie dans l’atelier de Jean-Léon Gérôme à l’École des beaux-arts - et théâtre de l’essentiel de son illustre carrière. Première monographie en français consacrée à l’artiste, le catalogue publié pour l’occasion ne manque pas de reproduire à la suite de remarquables essais l’ensemble des œuvres exposées, rigoureusement ordonnées. Nous lui reprocherons toutefois ses trop ponctuelles notices détaillées et ses légendes si succinctes qu’elles ne mentionnent pas le lieu de conservation, à rechercher laborieusement en…

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