Acquisitions récentes du Musée Lambinet

1. Tony Robert - Fleury (1837-1911)
Le Dévouement de Mademoiselle de Sombreuil
Mine de plomb
Versailles, Musée Lambinet
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5/9/18 - Acquisitions - Versailles, Musée Lambinet - L’histoire veut que Mademoiselle de Sombreuil bût un verre de sang pour sauver son père sous la Terreur. En effet, alors que le marquis de Sombreuil était emmené par ses geôliers, sa fille le défendit bec et ongles, tant et si bien qu’un bourreau lui aurait tendu un verre rempli du sang d’un cadavre : si elle acceptait de le boire, son père aurait la vie sauve. L’épisode est dessiné avec un sens indéniable de la théâtralité par Tony Robert-Fleury sur une feuille qui a été offerte par un collectionneur privé au Musée Lambinet après l’exposition sur les «  Amazones de la Révolution : des femmes dans la tourmente de 1789 [1] » (ill. 1).
Cet exemple de piété filiale inspira à la même époque plusieurs artistes tels que Puvis de Chavannes, tandis que d’autres préférèrent représenter personnage presque similaire, Mademoiselle de Cazotte, qui brava elle aussi un groupe de révolutionnaires pour défendre son père.


2. Charles-Emile Lambinet (1815-1877)
Étude de sous-bois
Gouache et aquarelle sur papier
Versailles, Musée Lambinet
Photo : Musée Lambinet
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3. Charles-Emile Lambinet (1815-1877)
Étude de sous-bois
Gouache et aquarelle sur papier
Versailles, Musée Lambinet
Photo : Musée Lambinet
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4. Charles-Emile Lambinet (1815-1877)
Étude de sous-bois
Gouache et aquarelle sur papier
Versailles, Musée Lambinet
Photo : Musée Lambinet
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5. Charles-Emile Lambinet (1815-1877)
Étude de sous-bois
Gouache et aquarelle sur papier
Versailles, Musée Lambinet
Photo : Musée Lambinet
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Outre ce dessin, le Musée Lambinet a fait plusieurs acquisitions au cours de l’année 2017. Quatre études de sous-bois de Charles-Emile Lambinet (1815-1877), réalisées à la gouache et à l’aquarelle, ont été achetées auprès d’un collectionneur privé (ill. 2 à 5). Le musée doit son nom au cousin de ce peintre, Victor Lambinet, juge au tribunal de Versailles, dans l’hôtel particulier duquel il est installé.
Charles-Emile fut l’élève d’Antoine-Felix Boisselier et c’est sous sa direction qu’il concourut au Grand Prix de Rome en 1841 dans le genre du paysage historique ; il se forma aussi auprès d’Horace Vernet de Martin Drolling, mais se tourna finalement vers une peinture de paysage plus naturaliste, suivant les conseils de Corot et de Daubigny, ce dont témoignent ces quatre études, peut-être tirées d’un carnet et qui témoignent en tout cas d’un travail sur le motif.

6. Georges Gasté (1869-1910)
La Rue de Paris à Bou Saâda, Algérie, 1896
Huile sur toile - 32,7 x 46 cm
Versailles, Musée Lambinet
Photo : Musée Lambinet
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Autre acquisition, une huile de Georges Gasté a elle aussi été donnée au musée à l’occasion d’une exposition : «  Un
Orient sans mirage. Georges Gasté (1869-1910). Peinture et photographies
 [2] » .
Gasté qui entra aux Beaux-Arts en 1887 dans l’atelier d’Alexandre Cabanel, partit très vite explorer l’Orient, voyageant au Maroc en 1892, puis en Algérie en 1894. Il vécut au Caire de 1898-1902 et enfin partir pour l’Inde où il mourut à Mudarai.
Le tableau offert au musée représente la Rue de Paris à Bou Saâda (ill. 6) ville algérienne où d’autres peintres se rendirent, notamment Eugène-Alexis Girardet, Etienne Dinet et avant eux Gustave Guillaumet.
Gasté, dans ses peintures comme dans ses photographies, qu’elles représentent des paysages, des scènes de rue ou bien des portraits, cherchait à traduire une vérité culturelle, voir ethnographique, plutôt qu’à composer une image pittoresque. Il envoya régulièrement ses toiles au Salon des Artistes français à Paris et obtint plusieurs médailles. Après sa mort, deux rétrospectives lui furent consacrées au Grand Palais en 1911 et en 1913.

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