Un dessin de Vincent acquis par le Nationalmuseum de Stockholm


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François André Vincent (1746–1816)
Portrait de Johan Tobias Sergel,
Lavis sur papier - 32.3 x 20.5 cm
Stockholm, Nationalmuseum
Photo : Nationalmuseum

3/7/14 - Acquisition - Stockholm, Nationalmuseum - Vincent encore une fois revient dans l’actualité : après la publication de sa monographie par Jean-Pierre Cuzin, et la rétrospective présentée successivement à Tours puis Montpellier, après la découverte dans une vente d’une esquisse préparatoire à Guillaume Tell et Gessler (voir la brève du 24/5/14) et la préemption d’un tableau - Renaud et Armide - par le Musée Fabre (voir la brève du 27/6/14), voici qu’un dessin ressort sur le marché : un portrait du sculpteur suédois Sergel esquissé en 1774 à Rome où les deux artistes s’étaient liés d’amitié. C’est le Nationalmuseum de Stockholm qui l’a acquis auprès de la galerie Wildenstein à New York, sans doute plus intéressé par le modèle que par l’artiste.

Vincent dessina sur le vif un certain nombre de portraits plus ou moins caricaturaux. Sergel est ici vu de trois-quart dos, un peu trapu, coiffé d’un tricorne, le profil marqué par un long nez pointu. Il se tient auprès d’un autre homme jouant du clavecin. On connaît un autre portrait du sculpteur par Vincent acquis en 1974 par le Metropolitan, auprès de la galerie Wildenstein également ; très similaire à celui-ci, il a les mêmes dimensions et date de 1774 lui aussi, mais il montre cette fois-ci Sergel assis devant le clavecin.
Le jeune sculpteur Johan Tobias Sergel arriva à Rome en 1767 et y resta près de douze ans, y concevant notamment la statue de Gustave III, mais il esquissa lui aussi nombre de caricatures.


Bénédicte Bonnet Saint-Georges, jeudi 3 juillet 2014





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