Un paysage de Dahl acheté par le Nationalmuseum de Stockholm


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Johan Christian Dahl (1788–1857)
Vue du Vésuve depuis la Villa Quisisana, 1820
Huile sur toile - 20 x 30 cm
Stockholm, Nationalmuseum
Cecilia Heisser/Nationalmuseum.

18/4/15 - Acquisition - Stockholm, Nationalmuseum - - Né en Norvège et mort à Dresde, Dahl eut pour mécène un Danois qu’il rejoignit en Italie : en 1820, en effet, le prince Christian Frederik, futur Christian VIII du Danemark, l’invita à Naples, dans la villa Quisisana. C’est une vue depuis la terrasse de cette demeure, donnant sur la baie dominée par le Vésuve qu’a récemment achetée le musée de Stockholm à la galerie Daxer & Marschall à Munich ; le tableau était passé en vente chez Lempertz le 11 mai 2013.

Le premier plan, plus détaillé que le second, est marqué par la ligne dynamique de la balustrade en pierre, puis la branche de l’arbre et le toit de la chapelle. Le choix de représenter une partie de la terrasse permet d’inclure le spectateur dans la composition et de l’inviter à contempler le spectacle qui s’offre à lui avec tous ses contrastes : à gauche luit la douceur rose et dorée du crépuscule, alors qu’à droite, la menace rougeoyante du Vésuve éclate dans un ciel déjà sombre. Une date précise est inscrite sur la toile : le 16 août 1820, c’est-à-dire plusieurs mois après l’éruption du volcan, semble-t-il. Dahl peignit celui-ci de beaucoup plus près, de plus loin également, en intégrant la villa Quisisana dans son entier.
Le petit format de l’œuvre suggère qu’elle n’était pas destinée à la vente. L’artiste réalisa plusieurs tableaux de cette dimension durant son séjour italien, dont un qu’il envoya à sa femme, en guise de carte postale.

Johan Christian Dahl qui peignit essentiellement des paysages, puisa son inspiration dans des sources variées : à Copenhague où il s’inscrivit à l’Académie, il regarda les œuvres de Juel et Eckersberg, mais aussi celles des Hollandais du XVIIe siècle comme Ruisdael ou Hobbema. Installé à Dresde, il se lia avec Friedrich et s’inspira de ses premiers paysages romantiques. La lumière chaude de l’Italie et la nature grandiose de la Norvège marquèrent également son art.


Bénédicte Bonnet Saint-Georges, dimanche 19 avril 2015





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