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Une vente Breteuil à l’hôtel Drouot

1. Jean Laurent Mosnier (1743-1808)
Portrait de Louis Auguste Le Tonnelier, baron de Breteuil, 1787
Huile sur toile - 72 x 58 cm
Vente Coutau-Bégarie & Associés, hôtel Drouot le 3 juin 2022
Photo : Coutau-Bégarie & Associés
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2/6/22 - Marché de l’art - Paris - L’apparition sur le marché de l’art d’un bel ensemble d’œuvres et d’archives provenant du baron de Breteuil et de sa fille, la comtesse de Matignon, avait tout pour inquiéter les amoureux du patrimoine : fallait-il y voir une nouvelle étape du démantèlement des grandes demeures que ne cesse de dénoncer La Tribune de l’Art ? Les visiteurs du château de Breteuil, toujours conservé par cette famille, se souviennent d’une série de ventes qui contribua à démeubler ce monument mais leurs craintes purent être apaisées : les pièces proposées demain après-midi chez Coutau-Bégarie & Associés à l’hôtel Drouot n’ont jamais fait partie des collections du château ! Cela n’enlève rien à leur valeur esthétique, documentaire et patrimoniale puisque ce riche ensemble n’a jamais quitté la descendance de la fille unique du ministre. Louis Charles Auguste Le Tonnelier, baron de Breteuil (1730-1807), mena une belle carrière diplomatique qui atteignit son apogée à la fin de l’Ancien Régime lorsqu’il devint ministre de la Maison du Roi après avoir occupé des postes d’ambassadeur à travers toute l’Europe. Conservé au Louvre depuis 1963, son grand portrait par Mosnier fut exposé au Salon de 1787 mais la famille possédait une superbe version en buste (ill. 1) qui orne la couverture du catalogue de la vente. Le portrait en pied, offert au cardinal Loménie de Brienne, représente le baron arborant une superbe épée de cour (ill. 2) qui est également proposée dans la vente, assortie d’un document passionnant : la décharge successorale garantissant le legs de l’épée au duc de Montmorency, datée du 31 janvier 1808, soit quelques mois après le décès du ministre.


2. Épée de cour…

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