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Deux ventes chez Christie’s

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23/3/26 - Marché de l’art - Paris - Veil-Picard : le nom est d’autant plus mythique que la collection demeura longtemps inaccessible, comme le regrettaient d’ailleurs (très ostensiblement) amateurs et spécialistes du XVIIIe siècle, au premier rang desquels Pierre Rosenberg. Celui-ci déplorait de ne pouvoir exposer les deux plus merveilleux Fragonard Veil-Picard dans sa rétrospective de 1987-1988 mais dut trouver quelque consolation lorsque l’un d’entre eux finit par entrer au Louvre en 2003 (voir la brève du 1/10/04), son pendant restant conservé chez les descendants d’Arthur Veil-Picard (1854-1944). C’est donc naturellement que l’on croisait l’historien de l’art dans les salons parisiens de Christie’s, qui accueillent depuis ce vendredi matin tous ceux qui rêvaient de contempler enfin ces œuvres - magiques - uniquement connues jusqu’ici par d’anciennes images en noir et blanc. C’est le cas de ce Watteau (ill. 1) parfait qui n’aurait pas déparé dans l’exposition lilloise de 2013 (voir l’article) ni dans celle (voir l’article) du Musée Condé du château de Chantilly. Cette grande feuille a de surcroît l’avantage de ne pas être revenue sur le marché depuis sa vente à Drouot en mai 1900.


1. Antoine Watteau -1648-1721)
Homme debout tenant une guitare sous le bras gauche
Sanguine et pierre noire - 37 x 19,5 cm
En vente chez Christie’s à Paris le 25/3/26
Photo : Christie’s

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Il y a ici largement de quoi faire rêver les amateurs comme les institutions : on peut au moins espérer un destin muséal pour les deux chefs-d’œuvre d’Hubert Robert (ill. 2) commandés par madame Geoffrin, qui nous replongent dans l’intérieur de l’hôtel parisien de la célèbre salonnière. Instantanés du XVIIIe siècle, connus avec les deux dessins du musée de Valence, ces compositions attestent de la proximité unissant la femme de lettres à l’artiste, qui représente sans vergogne le balai fort négligemment posé contre une…

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