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TEFAF 2020 : une réussite, malgré tout

Maastricht, du 7 au 15 mars 2020. Mise à jour 11 mars : la foire fermera finalement le 11 mars au soir, en raison de l’épidémie de coronavirus.

1.Nicolas da Urbino (actif entre 1520 et 1537/1538)
Plat aux armes de la famille Calini
L’Enlèvement d’Europe, vers 1525
Majolique - D. 30,5 cm
Christophe de Quénetain, Londres
Photo : Christophe de Quénetain
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Une inquiète fébrilité a marqué les jours qui ont précédé l’inauguration de la foire : allait-elle être annulée ? Le public serait-il au rendez-vous ? Beaucoup d’Américains, conservateurs et collectionneurs, avaient déjà renoncé à venir, et deux exposants new-yorkais - Wildenstein et Fergus McCaffrey - ont fini par annuler leur participation, un troisième désistement étant le Français Monbrison.
Fort heureusement, le marché de l’art n’est pas grippé et la TEFAF n’a pas encore été contaminée ni par le coronavirus ni par l’anxiété qui se répand avec lui. La foire a bien ouvert ses portes jeudi 5 mars, et s’il est possible qu’elle les referme plus tôt que prévu, les premiers jours ont été – contre toute attente - fructueux. Les fidèles n’envisageaient pas de rater cette grand-messe du marché de l’art et les musées ont fait de nombreuses acquisitions sur lesquelles nous reviendrons ces prochains jours.

Des stands spectaculaires

2. Galerie François Léage, Paris
Époque Régence
Photo : Galerie François Léage
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Le Grand Siècle est à l’honneur sur le stand de Christophe de Quénetain, associé à Marella Rossi Mosseri et Camille Leprince (ill. 1). Un décor monumental de marbres polychromes évoque Versailles et sert d’écrin à une statue en bronze de Louis XIV par François Girardon. Une paire de tables à décor de têtes de bélier par André-Charles Boulle, achetée au XVIIIe siècle pour Wanstead House, peut être rapprochée de modèles conservés au Louvre et au Getty. Chacune d’elles supportait probablement un cabinet. Jolie note de couleur anachronique dans ce décor du XVIIe siècle, une rare assiette est décorée par l’un des plus célèbres peintres de majolique de la Renaissance, Nicolà da Urbino. Elle est dotée en son centre des armoiries de la famille Calini, tandis que son aile raconte l’enlèvement d’Europe. Elle fait partie du fameux service dit Calini probablement commandé pour la naissance de Muzio Calini en 1525. La plupart des onze pièces aujourd’hui localisées se trouvent dans des musées américains et britanniques ; l’une d’elles, malgré tout, est conservée au musée d’Écouen ; elle illustre le sacrifice d’Iphigénie.

Le style Régence a la préférence de François Léage, qui déploie de fastueuses boiseries or et vert, issues de l’ancienne collection Patiño, que reflète un immense miroir sculpté, orné de bustes de femmes empanachées et de phœnix (ill. 2).


3. Attribués à Nicholas Stone (1586 - 1647)
Quatre cygnes
Albâtre - 56,5 x 66,7 x 39,5 cm
Tomasso Brothers, Londres
Photo : Tomasso Brothers
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4. Gaston Etienne Le Bourgeois
(1880 - 1956)
Lévrier et Lion marchant, 1927, 1929, bronze

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