Contenu abonnés

Tarots enluminés. Chefs-d’œuvre de la Renaissance italienne

Issy-les-Moulineaux, Musée français de la carte à jouer, du 15 décembre 2021 au 13 mars 2022.

Il n’est pas nécessaire d’aimer le tarot ni même d’en connaître les règles pour apprécier cette exposition. Elle devrait séduire les plus traumatisés, ces bons camarades qui ont accepté quelquefois de jouer, pour faire plaisir, sans vraiment se concentrer sur la partie, considérant naïvement qu’il s’agissait d’abord d’un moment convivial, et qui ont fini tétanisés par les regards foudroyants et les hoquets consternés de leurs partenaires à chaque carte posée devant eux. Car pour gagner, il faut se liguer avec certains joueurs contre d’autres. Comme le rappelle Thierry Depaulis, commissaire de l’exposition, l’arrivée des cartes à jouer en Europe au XIVe siècle, bouleversa les jeux de hasard. Non seulement elles sont plus complexes que les dés, dotées chacune de deux paramètres - une valeur et une couleur - mais elles sont en partie cachées. Les joueurs ne connaissent pas les cartes des autres, et ont la possibilité de faire des alliances. Parmi les jeux de cartes qui se développèrent alors, l’un d’eux était bien particulier : le tarot.

Le musée de la Carte à jouer d’Issy-les-Moulineaux raconte comment il est né, en réunissant pour la première fois des tarots enluminés de la Renaissance italienne. On ne verra pas les « Tarots de Mantegna » qui ne sont ni des tarots, ni l’œuvre de Mantegna, mais bien d’autres cartes venues du monde entier, de Varsovie à New York.
De grande taille, délicatement dessinées et peintes à la main avec des pigments précieux sur des fonds dorés et estampés, ce sont des pièces de luxe créées par des artistes ou des ateliers renommés pour des commanditaires prestigieux. Probablement venu de l’Égypte mamelouke, le tarot apparut au XVe siècle en Italie. Il se compose d’un paquet de cartes ordinaire auquel s’ajoutent les triomphes (trionfi) que sont les atouts, et qui donnèrent le nom au jeu, remplacé ensuite par le terme tarocchi vers 1500. Les atouts sont au nombre de vingt-et-un, plus le Fou. Si un jeu normal comporte douze figures - quatre…

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous à l’aide de ce formulaire.

Vos commentaires

Afin de pouvoir débattre des article et lire les contributions des autres abonnés, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.