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Sèvres, une passion Rothschild

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Paris, Galerie des Gobelins, du 17 avril au 26 juillet 2026.

Les expositions de porcelaine sont rares dans notre pays : Sèvres fut davantage une passion Rothschild qu’une passion française et l’on ne peut que rester songeur face au relatif désintérêt qui frappe encore la France face à l’une de ses productions les plus célèbres dans le monde entier. La porcelaine (tendre, puis dure) de Sèvres n’est pourtant pas seulement une affaire de fanatiques, même si elle demeure avidement collectionnée par des amateurs fortunés. C’est d’ailleurs en ouvrant les portes (ill. 1) de ce monde feutré qu’est accueilli le visiteur, constamment accompagné au fil du parcours : les organisatrices de l’exposition ont saisi qu’elles ne s’adressaient pas uniquement aux spécialistes de porcelaines ni aux connaisseurs des Rothschild. Récemment acquise par la Villa Ephrussi de Rothschild, une paire de portes passées en vente chez Christie’s à Paris en 2014 encadre le vase en porcelaine le plus célèbre de la collection, léguée par Béatrice Ephrussi de Rothschild à l’Académie des beaux-arts à sa mort en 1934. Si la famille avait déjà fait l’objet d’une exposition parisienne en 2012-2013 (voir l’article), il faut surtout citer les recherches menées (récemment) sous l’égide de l’INHA et l’extraordinaire ouvrage en trois tomes sur les Rothschild collectionneurs et mécènes, publié en 2016 (voir l’article) mais toujours d’actualité.


1. Vue de l’exposition « Sèvres, une passion Rothschild », Galerie des Gobelins
Photo : Pauline Assathiany

La porcelaine était bien sûr abordée dans cette somme insurpassable, mais méritait son propre développement, sans rester naturellement confinée à la seule collection de la « Villa Île-de-France » — héritée ou amassée par Béatrice Ephrussi de Rothschild — qui est elle-même parfaitement connue grâce aux travaux de Guillaume Séret [1]. Il n’y aurait pas eu grand sens à organiser hors-les-murs une exposition compilant les trésors de la Villa et c’est ce qui fait…

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