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Rodin et la danse

Bénédicte Bonnet Saint-Georges

Paris, Musée Rodin, du 7 avril au 22 juillet

1. Vue de l’exposition
Auguste Rodin ’(1840-1917)
Les Mouvements de la danse, 1911
Terre cuite
Photo : bbsg
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Il aimait le french cancan autant que la bourrée, auvergnate ou pas. Le cancan dansé par la Goulue ou par Lili-jambe-en-l’air, mais surtout par Grille-d’Égout, à propos de laquelle il conservait un article du Gil Blas dans sa bibliothèque. Quant à la bourrée, il assista à une représentation au château de Montal et possédait plusieurs photos de rondes formées par de dignes messieurs. Auguste Rodin s’intéressait à tous les mouvements du corps, à la sensualité scandaleuse de Nijinski comme aux gestes sacrés des danseuses indonésiennes.
L’exposition que l’Hôtel Biron consacre à « Rodin et la danse » va bientôt s’achever ; elle vaut le détour et même quelques pas chassés. Les œuvres du maître sont confrontées à des photos, des documents et à des vidéos montrant les grands danseurs de cette époque, mais aussi à des objets d’art et des antiquités puisés dans la collection du sculpteur, des vases ornés de bacchanales ou des sculptures contorsionnées de divinités hindoues. Ancienne ou contemporaine la danse imprègne l’œuvre de Rodin, surtout dans la dernière partie de sa carrière entre les années 1890 et la Première Guerre mondiale.


2. Alda Moreno, 1er novembre 1905, photographie extraite de l’ouvrage Le Nu académique.
Paris, bibliothèque du Musée Rodin
Photo : Musée Rodin
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3. Auguste Rodin ’(1840-1917)
Nu debout, jambe relevée, 1903
Graphite sur vélin - 32 x 24 cm
Paris, Musée Rodin
Photo : Musée Rodin
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L’exposition, qui s’est d’abord tenue à la Courtauld Gallery de Londres, a pour origine l’étude des dessins et des neuf figurines en terre cuite de la fameuse série des Mouvements de danse (ill. 1) ; ces recherches entreprises en 2015 ont révélé que les statuettes n’avaient pas été modelées sur le vif, comme on le pensait jusque là, mais qu’elles avaient été…

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