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Réouverture du Musée Carnavalet : du bon, et du beaucoup moins bon
Si le « nouveau » musée Carnavalet n’est pas la catastrophe que l’on pouvait craindre à la lecture du Projet Scientifique et Culturel, que nous décrivions dans un article qui avait eu un assez fort retentissement, si une visite rapide des lieux peut convaincre les visiteurs les moins exigeants, le résultat final, qu’il faut comparer à ce qui aurait pu être fait et à ce qui existait avant, est loin d’être pleinement satisfaisant.
Il y a néanmoins plusieurs points positifs. La restauration du monument lui-même a été menée par un des meilleurs architectes en chef des monuments historiques, François Châtillon. Le patrimoine a été bien traité, ce qui est tout de même essentiel dans une telle opération. Même les quatre nouveaux escaliers (ill. 1 et 2) construits par l’agence d’architecture sont très beaux.
Les period-rooms ont été conservées (ill. 3 et 4) - sauf le Café Militaire (ill. 5 et 6) dont les panneaux sont présentés sur les murs sans contextualisation, ce qui est regrettable - et pour certaines restaurées, comme d’ailleurs beaucoup d’œuvres. Les boiseries du salon de compagnie de l’hôtel d’Uzès sont plutôt mieux présentées qu’avant, grâce à une plus grande hauteur de la pièce où elles ont été installées (ill. 7). Signalons aussi une découverte : un décor peint dissimulé par des boiseries, qu’un astucieux système permet de faire pivoter pour dévoiler ce qu’elles cachaient (ill. 8). L’accrochage, dans de nombreuses salles, est réellement dense (nous craignions l’inverse), même s’il est rarement heureux, et la densité des œuvres est importante, ce qui laisse penser que l’on présente le maximum d’objets possible. Ce n’est hélas qu’une impression.
Café Militaire de Ledoux
Musée Carnavalet
Photo : Clemens August von Bayern (CC BY-SA 4.0)
Une telle rénovation aurait dû en effet aboutir à une augmentation de la surface d’exposition, et du nombre d’œuvres offertes à la curiosité du public, Carnavalet étant un…