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PLU de Versailles : épilogue heureux d’un combat de 6 années

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Le domaine de Versailles : un patrimoine naturel, historique et symbolique

Depuis 2011, pas moins de 16 articles ont été publiés sur cette Tribune concernant le devenir de l’ancien parc de Versailles. Nous expliquions ainsi, dans un premier texte daté de novembre 2011, que l’ancien Petit Parc du château, dans sa quasi-intégralité propriété de l’État depuis sa constitution sous Louis XIV, a été affecté entre 1872 et 1906 à diverses administrations, en particulier militaires, aujourd’hui tentées de s’en défaire pour abonder leurs budgets. Nous avons dit le mal que nous pensions de l’idée selon laquelle les domaines nationaux seraient plus rentables morcelés pour être construits, afin notamment d’accueillir des infrastructures sportives, que restaurés dans leur intégrité naturelle et historique.


1. Vue de la partie sud du domaine national de Versailles
close de murs en 1685 (en bleu)
et des principaux terrains menacés d’urbanisation :
celui de Pion (ici débarrassé de ses hangars militaires),
enclavé dans l’Etoile Royale de Le Nôtre (en vert),
et celui des Matelots, jadis occupé par les marins du Grand Canal
et aujourd’hui par l’Armée.
Photo : Google Earth
2. Mur de l’ancien Petit Parc édifié en 1685
situé le long du terrain de Pion et laissé à l’abandon.
Il sera désormais protégé par le PLU de Versailles.
Photo J. Lacaze

L’ancien domaine de Versailles, clos de murs (ill. 2), fut façonné par Le Nôtre, qui y fit plus œuvre de paysagiste que de jardinier. Il agrémenta ainsi le parc d’un vaste réseau d’allées et de bassins (Grand Canal et pièce d’eau des Suisses notamment), après destruction des 4 villages qui s’y trouvaient... Protégé tout au long de l’Ancien Régime par la loi fondamentale d’inaliénabilité, puis par les listes civiles successives, jusqu’à celle de Napoléon III, il constitue une géographie intime du pouvoir et de la Nation autant qu’une coupure verte indispensable dans un Grand Paris en voie de densification. Le rachat par Napoléon 1er des parcelles qui en avaient été distraites sous la Révolution renforce son caractère intemporel. Le statut de domaine national, créé par la loi liberté de création, architecture et patrimoine, permettra bientôt, sous réserve d’une délimitation pertinente, d’en garantir l’intégrité et la transmission.


3. Situation du terrain de Pion (en rouge)
avant démolition des hangars militaires et dépollution.
On remarque l’enceinte originale du domaine édifiée en 1685 (en bleu)
ainsi que la persistance dans le paysage du tracé de l’Etoile Royale
au départ comme à l’extrémité des allées de Saint-Cyr et de Fontenay (en vert).
Photo : Google Earth

Un domaine sans statut homogène

La quasi-totalité des terrains clos de murs de l’ancien parc appartient aujourd’hui à l’État, mais leur statut est hétérogène. Certains d’entre eux devront ainsi,…

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