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Peintures italiennes du musée Fabre de Montpellier. Catalogue raisonné
Auteur : Benjamin Couilleaux, avec deux essais par Michel Hilaire et Pierre Stépanoff.
Benjamin Couilleaux, aujourd’hui directeur du musée Bonnat de Bayonne, s’est attelé avec brio à défricher et expertiser le fonds inégal et compliqué des tableaux italiens du musée Fabre, un ensemble à l’histoire assez atypique pour les musées français. Son catalogue parait huit ans après celui des dessins italiens [1], et s’ajoute à ceux d’autres écoles de peinture de cette même institution [2].
Le Mariage mystique de sainte Catherine
Huile sur toile – 130 x 130 cm
Montpellier, Musée Fabre
Photo : Musée Fabre
Sainte Marie l’Egyptienne, 1641
Huile sur toile – 131 x 104 cm
Montpellier, Musée Fabre
Photo : Musée Fabre
De nos jours encore, un tableau italien sur deux du musée appartenait à son fondateur, le peintre François Xavier Fabre (1766-1837), qui vécut à Rome et surtout à Florence sous la Révolution et l’Empire. Pourtant, en 200 ans, l’approche et le choix des peintures accrochées sur ses cimaises a grandement évolué. Au XIXe siècle, on venait à Montpellier voir des Raphaël, des Guido Reni, des Carrache, qui ont été depuis déclassés, rendus à des artistes moins illustres ou relégués comme copies. L’élève de David préférait la Haute Renaissance - sans en avoir toujours les moyens financiers - et surtout le XVIIe siècle, avec quelques incursions sur le XVIIIe, privilégiant les œuvres classiques, pouvant servir d’exemples aux élèves de l’école de dessin locale. Son goût d’amateur lui a permis d’engranger plusieurs chefs-d’œuvre (ill. 1 et 2), des petits bijoux merveilleux (les cuivres d’Allori – ill. 3, Cavalier d’Arpin, Tiarini …), et aussi d’accumuler pas mal de rogatons inutiles. Son activité de marchand, qui devait acheter des lots complets pour « sortir » les belles pièces explique probablement cela. Sur les 200 numéros répertoriés, un quart sont des copies,…