Les dossiers s’accumulent

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Rachida Dati
Photo : Didier Rykner

Vitraux de Notre-Dame, projet mégalomane du Louvre, prêt de la tapisserie de Bayeux, loi sur les « restitutions »… Depuis plusieurs mois, les dossiers concernant le patrimoine et les musées, initiés et supportés jusqu’à l’absurde par Emmanuel Macron, se multiplient. Ce président de la République, pour qui la culture française n’existe pas, comme il le disait avant son élection, restera sans doute comme l’un des pires dans ce domaine depuis très longtemps (il avait pourtant de la concurrence). Car ces affaires s’ajoutent à bien d’autres, plus anciennes, comme le détricotage du code du patrimoine, avec notamment la loi Elan - dont nous avons eu à plusieurs reprises l’occasion de constater les dégâts -, le développement délirant des éoliennes, ou encore l’indifférence au sort du patrimoine parisien.

Paris est d’ailleurs au cœur de l’accord ayant permis la nomination de Rachida Dati au ministère de la Culture, même si la principale intéressée le dément. Nous avons écrit à plusieurs reprises que celle-ci a initié quelques actions intéressantes pour la protection du patrimoine, dont les effets devraient commencer à se faire sentir vraiment à la rentrée, s’ils sont menés jusqu’au bout.
Cela ne compensera certainement pas le soutien sans faille de la ministre à ces quatre projets désastreux du président de la République : vitraux de Notre-Dame, travaux du Louvre, tapisserie de Bayeux et restitutions.

Malgré tout, nous continuons à penser que Rachida Dati reste peut-être la moins mauvaise option pour la mairie de Paris, pour deux raisons.
Elle a montré, dans certains cas, un intérêt pour le patrimoine, notamment pour la protection de plusieurs monuments historiques et la concrétisation - qu’on espère prochaine - d’un grand site patrimonial remarquable à Paris.
Elle est en outre, quoi que l’on en pense, la seule à pouvoir nous débarrasser de l’équipe d’Anne Hidalgo qui menace toujours, et plus que jamais, Paris. Il faut être pragmatique : cette ville ne résistera pas six ans de plus à une municipalité qui s’est appliquée avec méthode à la ruiner et à la saccager.

Pour être certaine de ne pas se voir opposer à Paris un candidat Renaissance, ce qui serait le plus sûr moyen de faire gagner Emmanuel Grégoire, ou - pire encore - David Belliard, Rachida Dati a accepté de prêter allégeance, jusqu’à l’écœurement, à Emmanuel Macron. Il est temps désormais de la voir retrouver le plus vite possible un peu de sa liberté en laissant sa place à un autre ministre et en se consacrant vraiment au sauvetage de Paris. Décidément, il semble écrit qu’un ministre de la Culture ne pourra désormais rester plus de deux ans à son poste.

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