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Menaces sur le château de La Barben (13/13) : en guise de conclusion provisoire
Hier matin, le tribunal d’Aix-en-Provence a débouté les riverains de La Barben qui avaient porté l’affaire en justice en référé pour demander la suspension des activités musicales de Rocher Mistral, ainsi que l’utilisation des parkings et l’exploitation du jardin potager. D’après les articles de presse, la société s’est empressée de crier victoire en se félicitant de cette décision.
Mais celle-ci ne représente pas grand-chose. D’abord il s’agit d’un référé, qui ne juge pas le fond. Ensuite et surtout, il porte sur un sujet que nous n’avions même pas abordé : les nuisances sonores dont se plaignent les voisins du château de La Barben. Le juge a considéré que cela ne constituait pas un « trouble manifestement illicite », bien que l’étude d’impact sonore vis-à-vis des riverains demandée par le préfet n’ait jamais été menée.
Rien à voir donc, avec les nombreuses irrégularités que nous avons décrites dans nos précédents articles. Rien à voir avec les travaux sur monuments historiques non autorisés, rien à voir avec les constructions aux abords de monuments historiques non autorisées, rien à voir avec les atteintes à espèce protégée… Toutes ces infractions qui ont donné lieu à des PV de la DRAC, et qui sont en cours d’instruction par le procureur avec la gendarmerie ne sont pas concernées par ce qui n’est, répétons-le, qu’un référé. Rien à voir non plus avec les plaintes à venir qui seront probablement, selon nos informations, déposées par des associations de protection du patrimoine pour destruction de monument historique. Rien à voir enfin avec les possibles annulations des subventions promises par la région, voire par le département.
Si nous n’avions pas parlé des questions des nuisances sonores, c’est que celles-ci, sauf pour ceux qui les subissent, ne sont pas le cœur de cette affaire et sortent clairement de notre champ d’investigation.
Toute…