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Martin Schongauer. Le bel immortel

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Paris, Musée du Louvre, du 8 avril au 20 juillet 2026.

C’est une exposition paradoxale que propose le Louvre, en accueillant dans ses murs un artiste absent de ses cimaises et assurément un inconnu pour la plupart de ses visiteurs. Loin du tumulte qui gagne les salles de « Michel Ange Rodin. Corps vivants » (voir l’article) situées juste en dessous, les espaces rebaptisés mezzanine Napoléon qui furent naguère d’excellentes salles d’histoire du Louvre accueillent — dans un calme relatif selon les heures — une éblouissante exposition Schongauer qui exige du temps et un peu de concentration. Il faut remonter à 1991 pour retrouver une manifestation comparable, lorsque les célébrations du 500e anniversaire de la disparition de l’artiste furent marquées par deux importantes expositions, respectivement organisées au Petit Palais à Paris et, bien sûr, au Musée Unterlinden de Colmar. Le musée, toujours géré par la Société Schongauer, a beaucoup prêté, mais c’est bien sûr une gravure qui accueille les visiteurs, celle du plus célèbre encensoir de l’histoire de l’art (ill. 1), qu’on aurait aimé voir aux côtés de sa version tridimensionnelle conservée au Rijksmuseum. Il appartiendra aux spécialistes de proposer un bilan des apports de cette exposition à celles de 1991, même si le corpus n’a finalement guère évolué durant ces trente-cinq ans.


1. Martin Schongauer (vers 1445-1491)
L’Encensoir, vers 1470-1475
Gravure au burin, angles supérieurs abattus - 26 x 20,6 cm
Paris, Musée du Louvre
Département des Arts graphiques, collection Edmond de Rothschild
Photo : RMN-GP/P. Fuzeau
2. Martin Schongauer (vers 1445-1491)
Une Vierge folle en buste, vers 1470-1475
Gravure au burin - 14,8 x 10,7 cm
Paris, Musée du Louvre
Département des Arts graphiques,
collection Edmond de Rothschild
Photo : RMN-GP/T. Querrec

Si le catalogue de l’exposition, qui ne cherche évidemment pas à reprendre les sommes publiées en 1991, reste parfaitement…

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