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Les abords dégradés de la rotonde de La Villette de Claude-Nicolas Ledoux
La rotonde de La Villette est un des rares monuments construit par Claude-Nicolas Ledoux à avoir survécu à l’épreuve du temps. Elle faisait partie des édifices jalonnant le mur des fermiers généraux qui permettait la perception de l’octroi à l’entrée de la la Ville de Paris. Édifié à partir de 1784 jusqu’à la Révolution le « mur murant Paris » qui « rend[ait] Paris murmurant » était ainsi scandé de cinquante-quatre bâtiments, appelés propylées, dus à cet architecte, dont seuls subsistent aujourd’hui ceux de la place Denfert-Rochereau (la « Barrière d’Enfer »), dont l’un est affecté au Musée de la Libération et l’autre sert d’entrée aux Catacombes, ceux de la Nation (Barrière du Trône) qui abritent des logements sociaux, celui de l’entrée du parc Monceau (Barrière de Chartres) et, enfin, celui de la Villette (Barrière Saint-Martin).
Rotonde de La Villette en septembre 2011 avant que ses abords ne soient gravement dégradés
(Photo qu’adorent tweeter les adjoints à la Ville de Paris qui la préfèrent curieusement aux vues actuelles...)
Photo : ParisSharing (CC BY 2.0)
Ces rares vestiges d’un ensemble beaucoup plus conséquent sont classés monument historique depuis 1907. Ils appartiennent tous à la Ville de Paris. Celle-ci a accordé la concession de la rotonde de La Villette, depuis 2009, à un restaurant. Mais si la rotonde elle-même a été restaurée il y a quelques années, son environnement est désormais traité d’une manière indigne et d’ailleurs illégale comme il est facile de le démontrer.