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Le degré zéro du débat

Didier Rykner
Installation d’une œuvre de Kapoor dans le
parc du château de Versailles
Photo : D. R.
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À chaque fois, cela recommence. Un artiste contemporain s’installe dans un lieu historique, de préférence classé, et la critique devient impossible, coincée entre les hurlements de ceux pour qui tout ce qui est art contemporain est forcément nul et ceux pour lesquels tout ce qui est art contemporain est forcément génial…
Les premiers sont en partie – mais en partie seulement – des extrémistes de droite. Pour les seconds, tous ceux qui s’opposent à une exposition d’art contemporain sont des extrêmistes de droite. Bref, le débat, normal en démocratie, est impossible.

Prenons l’exemple de Kapoor à Versailles. La Tribune de l’Art n’a jamais été très enthousiaste à l’idée…

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