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Le château de Carneville, sauvé de la mérule avec l’aide du loto du patrimoine

Pour comprendre l’importance de la mission patrimoine de Stéphane Bern, il suffit de se rendre au château de Carneville, dans le Cotentin. Son jeune propriétaire (29 ans seulement) se bat pour la restauration de ce monument gravement touché par la mérule, un champignon qui s’attaque au bois de l’intérieur et dont la présence reste ainsi longtemps ignorée. Beaucoup de journaux en ont parlé, et l’aide du loto du patrimoine, combinée à la médiatisation qui s’en est suivie et à la passion de Guillaume Garbe qui rêvait de sauver ce château depuis qu’il l’avait découvert à l’âge de 12 ans, a permis son sauvetage.


1. Mare dans le parc du château de Carneville
Photo : Didier Rykner
2. L’étang du parc du château de Carneville
Photo : Didier Rykner

3. L’étang du parc du château de Carneville
Photo : Didier Rykner

Petit-fils et fils d’antiquaire, celui-ci avait commencé très jeune à exercer ce métier après des études à l’École du Louvre, dans le domaine de la peinture ancienne où il a trouvé nombre d’œuvres importantes. C’est en juillet 2012 qu’il achète ce domaine composé de plusieurs bâtiments et d’un très grand parc riche d’une grande variété d’espèces, tant botaniques qu’ornithologiques. La promenade dans le parc, avec une mare (ill. 1) et un grand étang (ill. 2 et 3), où vole (quand on arrive à le voir) un couple de martin-pêcheurs, offre une multitude de points de vue d’une beauté incroyable. Le jardin à la française (ill. 4) - dont les buis n’ont pas été (encore ?) touchés par la pyrale, apporte une nuance de classicisme à cet environnement très poétique.


4. Jardin à la française du château de Carneville
Photo : Didier Rykner
5. Premier manoir (1637) du domaine du château de Carneville
Photo : Château de Carneville

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