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Langres à la Renaissance

Langres, Musée d’Art et d’Histoire, du 19 mai au 7 octobre 2018.

Au XVIe siècle, Langres avait bien plus d’importance pour le royaume de France que son faible nombre d’habitants (seulement 8 000) peut le laisser penser. Aux confins de la Champagne, de la Bourgogne et de la Franche-Comté, son rôle stratégique était majeur, et ses solides remparts en faisaient une place forte qui ne fut d’ailleurs jamais prise. Son territoire épiscopal s’étendait sur un territoire d’autant plus grand que Dijon était privé d’évêché (une situation qui perdura jusqu’au XVIIIe siècle). Le cardinal de Longwy, le grand évêque de Langres à la Renaissance, était un proche du roi de France François Ier et assura à la ville son développement artistique.


1. Exposition Langres à la Renaissance
Photo : Didier Rykner
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2. Chapiteaux composites du jubé de la cathédrale
Langres, Musée d’Art et d’Histoire
Photo : Didier Rykner
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Le Musée d’Art et d’Histoire a été agrandi dans les années 1990 et si La Tribune de l’Art avait existé, elle s’y serait opposé fortement. Extérieurement, le bâtiment est extrêmement laid. Intérieurement, les espaces sont en revanche assez spacieux et lumineux. Surtout, ils contiennent une chapelle ancienne qui forme un espace d’exposition idéal pour la sculpture (ill. 1). Il s’agit du cœur de l’exposition qui concerne tous les arts mais où certains, la sculpture donc, mais aussi les estampes et l’architecture (qu’il faudra pour l’essentiel aller voir dans la ville) sont d’une qualité supérieure aux autres. Remarquons tout de même que les nombreuses disparitions (il n’existe pratiquement plus de vitraux de la Renaissance à Langres, à l’exception de deux rondels civils présentés dans l’exposition) ont pu fausser cette hiérarchie.
Le catalogue, auquel pas moins de 43 auteurs ont participé, est presque parfait, chaque chapitre étant introduit par un essai et bénéficiant de notices (une pour chaque œuvre présentée). On regrette seulement l’absence d’index qui rendra sa consultation ultérieure difficile. L’exposition commence avec les estampes et se termine sur les peintures. Nous ne suivrons ni cet ordre, ni celui du catalogue (qui après une longue introduction historique ouvre sur l’architecture et se clôt sur les arts du spectacle) pour privilégier les techniques les mieux représentées.

3. France, XVIe
Vierge et saint Jean, vers 1550
Pierre calcaire, restes de polychromie - 198 x 172 et 193 x 66 cm
Saint-Loup-sur-Aujon, chapelle du cuvent du Cœur-Immaculé-de-Marie
Photo : Didier Rykner
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La sculpture est non seulement l’art le plus remarquable de Langres au XVIe siècle, il est aussi celui qui bénéficie le plus de l’exposition. Lors de la réouverture du musée en 1996, et de manière assez incompréhensible, certains chefs-d’œuvre n’avaient pas été montrés et étaient restés en réserve. Ils seront, grâce à cette exposition, définitivement inscrits dans le parcours et demeureront à l’emplacement qu’ils occupent désormais. C’est ainsi…

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