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L’église de Vallery : une curieuse gestion des priorités
Monument funéraire d’Henri II de Bourbon-Condé
Marbre
Vallery, église Saint-Thomas-de-Cantorbéry
Photo : Didier Rykner
Les églises, pour la plupart d’entre elles (notamment celles construites avant 1905), sont la propriété des communes sur lesquelles elles se trouvent. Les lois sur le patrimoine imposent désormais à la mairie d’exercer le rôle de maîtrise d’ouvrage, celles-ci pouvant désormais choisir l’architecte maître d’œuvre comme elle le souhaite pourvu qu’il soit « architecte du patrimoine », la Direction régionale des affaires culturelles exerçant un contrôle technique, un rôle de conseil et, beaucoup plus rarement, une assistance à maîtrise d’ouvrage.
Nous avons souvent dit que ce système, a priori vertueux, ne fonctionnait souvent pas pour au moins deux raisons : des maîtres d’ouvrage incompétents dans ce domaine (ce n’est pas leur métier de diriger la restauration d’un monument historique) et un contrôle technique insuffisant ou absent (souvent dû à une surcharge de travail trop importante des DRAC ayant des effectifs trop réduits).
Dans ces cas fréquents, la mairie suit très souvent les avis et les conseils du maître d’œuvre, l’architecte. Dans bien des cas donc, les monuments historiques sont livrés sans contrôle suffisant aux décisions et à l’exécution de l’architecte qu’elles choisissent, souvent un Architecte en chef des monuments historiques pour les monuments classés.
Restauration de l’église de Vallery : de... par latribunedelart
C’est le cas de l’église Saint-Thomas-de-Cantorbéry de Vallery, dans l’Yonne, où la mairie disposait pourtant d’un montant important pour la restauration de son église, et où des priorités curieuses se sont fait jour, entraînant des travaux au mieux inutile, au pire nuisibles pour l’édifice, tout en laissant certaines œuvres majeures continuer de se dégrader gravement.
L’architecte en chef s’appelle Denis Dodeman. Nous ne…