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L’art de transmettre. La collection Antoine Béal

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Orléans, Musée des Beaux-Arts, du 15 novembre 2025 au 29 mars 2026.

Montrer des collections privées, de donateurs des musées, constitue l’un des axes du programme d’expositions du Musée des Beaux-Arts d’Orléans. Après celles consacrées aux Motais de Narbonne (voir l’article) et à Louis-Antoine Prat, très réussies mais qui montraient des ensembles déjà exposés dans d’autres lieux (dont le Louvre), c’est une collection parfaitement inédite qui est aujourd’hui montrée. Antoine Béal, très apprécié de tous les amateurs de peinture française, n’est pourtant pas un inconnu. Il s’est fait une spécialité d’acheter avec, souvent, dans l’idée d’offrir le tableau à un musée, sous réserve d’usufruit. Sans enfants, il peut ainsi enrichir les collections publiques, tout en profitant de l’œuvre jusqu’à sa disparition, qu’on espère la plus tardive possible.


1. Pierre Subleyras (1699-1749)
La Flagellation du Christ, vers 1730-1731
Huile sur papier marouflé sur toile - 38,5 x 26,4 cm
Paris, collection Antoine Béal
Photo : Service de presse

Pierre Rosenberg, qui préface le catalogue, se connaît bien en collectionneurs, et particulièrement en collectionneurs-donateurs. Il en est lui-même un, parmi les meilleurs, et le Musée du Grand Siècle en construction en témoigne. Il est aussi celui qui théorise sur les collectionneurs, expliquant qu’il y en a de tous les types. Antoine Béal est donc de la catégorie des donateurs. Il est aussi de celle de ceux qui montrent généreusement les œuvres qu’ils achètent : rien de plus facile, dès qu’on le connaît, que de voir sa collection. Nous avons eu la chance de l’admirer à deux reprises dans son appartement parisien où les murs disparaissent sous l’accumulation des toiles. Au point qu’on se demande comment il peut continuer à acquérir, compte tenu de la place qui se fait rare. Mais tous les vrais collectionneurs le savent : l’espace n’est pas vraiment un problème, et jamais ou presque une bonne raison de ne pas acheter l’œuvre qu’il leur faut absolument. Les…

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