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Jubé de Chartres : comment réécrire l’Histoire

1. France, vers 1230-1240
Fragment du jubé de la cathédrale de Chartres
Partie supérieure de la rosace centrale
Pierre calcaire - 163 x 62 x 7 cm
Paris, Galerie Brimo de Laroussilhe
Photo : Galerie Brimo de Laroussilhe
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Le 5 mars prochain doit avoir lieu la première plaidoirie devant le Tribunal de Grande Instance de Paris dans l’affaire opposant le ministère de la Culture à la galerie Brimo de la Roussilhe à propos du morceau du jubé de la cathédrale de Chartres (ill. 1 ; voir notre article).

Les conclusions récapitulatives présentées par la Direction Nationale d’Intervention Domaniale intervenant pour le compte du ministère de la Culture tentent de démontrer que le fragment était, en 1848, dans la cathédrale et faisait partie des éléments découverts par l’architecte Lassus à cette date. Par là même, le ministère [1] prétend donc que l’œuvre a été distraite de l’édifice après 1848 et qu’elle est de facto la propriété de l’Etat.
La Tribune de l’Art étant une revue d’histoire de l’art, il nous a semblé important d’examiner méthodiquement les arguments invoqués par le ministère de la Culture. Nous avions en effet dans notre précédent article regretté l’attitude du ministère qui nous paraissait totalement injustifiée.

Comparons ces arguments aux éléments factuels.

Il est affirmé que « le rapport de l’architecte Lassus [est une] preuve irréfutable de la présence du fragment litigieux dans le sol de la cathédrale en 1848. » Le ministère cite donc le rapport selon les termes suivants :

« Quant aux fouilles, elles sont aujourd’hui presque entièrement terminées ; six bas-reliefs ont été trouvés, mais malheureusement la plupart mutilés avec une incroyable brutalité ; ils représentent les sujets suivants :
- les mages endormis et l’ange qui leur annonce la naissance de Jésus-Christ ;
- l’annonciation aux bergers (en réalité l’Annonciation) ;
- l’adoration des mages ;
- un bas-relief provenant d’un retable ;
- un autre bas-relief formant la…

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