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John Martin. Apocalypse

Bénédicte Bonnet Saint-Georges

Londres, Tate Britain, du 21 septembre 2011 au 15 janvier 2012

« Le public exige d’être traité comme les femmes, auxquelles il ne faut surtout rien dire que ce qui leur plaît d’entendre », écrivait Goethe ; John Martin appliqua cette maxime à sa peinture, concevant des scenarii catastrophes dont les plus spectaculaires sont tirés de la Bible. Ses tableaux plurent au plus grand nombre et s’attirèrent - donc ? - les foudres des critiques, qui leur reprochèrent parfois un langage grandiloquent et répétitif, une recherche de sensationnel un peu systématique.
La Tate Britain consacre une exposition à cet artiste à succès, abordant tous les aspects de son œuvre - peintures, mezzotintes, aquarelles - selon un parcours essentiellement chronologique. Les reproductions des œuvres dans le catalogue sont malheureusement trop petites ou débordent légèrement sur la page voisine et sont coupées par la reliure.


1. John Martin (1789-1854)
Le Barde, 1817
Huile sur toile - 215,5 x 157 cm
Newcastle upon Tyne, Laing Art Gallery
Photo : Laing Art Gallery
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2. John Martin (1789-1854)
Sadak à la recherche des eaux de l’oubli, 1812
Huile sur toile - 183,2 x 131,1 cm
Saint-Louis, Art Museum
Photo : Saint-Louis Art Museum
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Comme le rappelle une assiette ornée de Figures dans un paysage montagneux avec une ville classique, l’artiste débuta aux côté de Charles Muss, lors de son premier séjour à Londres, dans un atelier de peinture sur verre et sur céramique. Il exposa ses premières toiles à partir de 1812 à la Royal Academy de Londres où elles firent grand bruit, devenant ainsi le nouveau peintre du sublime. Il faut dire que la formule est efficace : des couleurs réduites, des personnages minuscules perdus dans des paysages escarpés. Le Barde par exemple illustre le poème de Thomas Gray de 1757 (ill. 1) et Sadak à la recherche des eaux de l’oubli met en scène, dans un environnement rouge sang, un héros de James Ridley, auteur des Contes des génies en 1764 (ill. 2).


3. John Martin…

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