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Jawlensky. La promesse du visage

Roubaix, Musée d’art et d’industrie André-Diligent, La Piscine, du 6 novembre 2021 au 6 février 2022

Précédemment présentée à la Fondation Mapfre à Madrid du 11 février au 9 février 2020 et au Musée Cantini à Marseille du 11 juin au 26 septembre 2021

Après les volets madrilène et marseillais - à la fondation Mapfre et au Musée Cantini -, la Piscine de Roubaix accueille l’ultime étape de la rétrospective Alexej von Jawlensky. Plus de vingt ans après la dernière exposition que le Musée-galerie de la Seita à Paris consacrait au couple qu’il forma avec l’artiste Marianne Werefkin [1], l’artiste russe bénéficie enfin d’une présentation monographique française d’envergure. Conçue par l’historien de l’art Itzhak Goldberg, grand spécialiste de l’artiste qui fut l’objet de sa thèse [2], l’exposition réunit plus d’une centaine de ses œuvres assortie d’une quinzaine de toiles de ses contemporains d’avant-garde, Marianne von Werefkin, Vassily Kandinsky, Gabriele Münter, ses proches, Henri Matisse, André Derain, Maurice de Vlaminck ou Kees Van Dongen, les confrères européens fréquentés. Si ces dernières proviennent presque exclusivement des collections publiques nationales, le remarquable panel des peintures - huiles sur toile, sur carton et sur papier - et quelques dessins de l’artiste ici assemblé n’en est qu’exceptionnellement issu.


1. Alexej von Jawlensky (1864-1941)
Tête de femme « Méduse »
(Ombre et Lumière), 1923
Huile sur carton - 42 × 31 cm
Lyon, Musée des Beaux-Arts
Photo : Musée des Beaux-Arts de Lyon
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Au rare corpus hexagonal constitué peu ou prou des seuls portrait du Musée des Beaux-Arts de Lyon (ill. 1), des quatre huiles et de la lithographie du Centre Pompidou ici exposés, est adjoint une pléthore d’œuvres de collections particulières, détentrices d’une part essentielle de l’œuvre de l’artiste, ainsi qu’un bel ensemble de prêts publics internationaux, majoritairement allemands, suisses et américains. Trois pays qui concentrent une large part de la production de Jawlensky, les deux premiers ayant accueilli l’essentiel de sa carrière artistique, le dernier une dynamique activité de promotion organisée dans l’entre deux-guerres par son amie Emmy Scheyer, marchande allemande installée à Los Angeles. Notons qu’aucune œuvre de la collection de référence du Wiesbaden Museum n’est présentée, le musée allemand l’exposant parallèlement dans son intégralité à l’occasion du centenaire de l’installation de l’artiste dans la ville qui devint sienne jusqu’à sa mort en 1941 [3].

La centaine d’œuvres retenue compose un pertinent florilège de la foisonnante production de l’artiste estimée à plus de deux mille peintures à l’huile et à plus d’un millier de dessins par le catalogue raisonné de son œuvre paru en quatre volumes entre 1991 et 1998 sous la direction de sa belle-fille et de ses petites filles, Maria Jawlensky, Angelica Jawlensky Bianconi et Lucia Pieroni-Jawlensky. L’ensemble de la carrière de Jawlensky est ainsi restitué, depuis la première formation artistique en Russie auprès d’Ilya Répine – à l’honneur pour quelques jours encore au Petit Palais (voir l’article) - au début des années 1890 jusqu’aux ultimes œuvres de l’année 1937 qui le vit,…

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