Contenu abonnés

Imbroglio autour d’un Portement de Croix par Nicolas Tournier

Didier Rykner
1. Nicolas Tournier (1590-1639)
Le Christ portant sa Croix,
entre 1628 et 1638
Huile sur toile - 220 x 121 cm
Photo : Galerie Aaron
Voir l´image dans sa page

7/11/11 - Musée - Toulouse, Musée des Augustins - Libération a révélé aujourd’hui [1] une affaire sur laquelle nous préparions nous même un article depuis quelques jours. Un tableau de Nicolas Tournier (ill. 1) aujourd’hui exposé chez Mark Weiss au salon Paris-Tableau après avoir été montré à deux foires de Maastricht, et dont nous avions plusieurs fois souligné la beauté et l’importance (voir les articles du 14/3/10 et du 23/3/11), était inscrit jusqu’en 1818 sur les inventaires du Musée des Augustins. Puis il disparaît corps et bien sans que l’on sache exactement dans quelles conditions.

La réalité est beaucoup plus complexe que ce qu’on peut lire sous la plume de Vincent Noce. Celui-ci s’indigne en effet qu’un tableau volé puisse être présenté sur le marché de l’art, et explique que l’antiquaire Hervé Aaron, qui l’avait découvert lors d’une vente Sotheby’s, aurait dû le restituer, expliquant qu’il « pouvait difficilement ignorer la toile propriété publique ».
En fait, il était tout à fait possible que celui-ci ignore son appartenance au musée. D’autant que le conservateur en chef du musée, Axel Hémery, par ailleurs auteur du catalogue de la rétrospective Nicolas Tournier qu’il a organisée en 2001, ne le savait pas davantage.

Nous avons contacté Axel Hémery qui nous a confirmé ce que nous avaient déjà dit Hervé Aaron et Mark Weiss, les deux acheteurs successifs du tableau, et ce que nous savions déjà depuis que ce tableau était présenté à Maastricht en 2010 où nous l’avons vu pour la première fois [2].
Le conservateur nous a dit, en effet : « Avant la vente, j’ai reçu une photo du tableau et il est vrai que sur le moment je n’y ai pas cru. Après qu’Hervé Aaron l’a acheté, celui-ci m’a prévenu, mais c’était peu de temps avant Maastricht et je ne suis pas venu à Paris pour le voir. Aussi incroyable que…

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous à l’aide de ce formulaire.

Vos commentaires

Afin de pouvoir débattre des article et lire les contributions des autres abonnés, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.