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Émile Signol : acquisition et restaurations
1/11/26 - Acquisition et restaurations - Tours et Paris - Émile Signol, prix de Rome en 1830, fut l’un des peintres religieux les plus actifs au XIXe siècle. Il fut aussi l’auteur d’un des tableaux les plus copiés de cette époque, Le Christ et la femme adultère. Que cette œuvre, conservée au Louvre, n’y soit pas exposée n’est qu’un des signes de l’oubli relatif que cet artiste eut à subir au XXe siècle, un purgatoire dont il n’est hélas pas encore complètement sorti aujourd’hui, malgré les travaux de Michel Caffort et celui, publié ici-même, de Thierry Zimmer, ou encore un mémoire de master en histoire de l’art de Julia Couderc dont un article a été mis en ligne sur le site du Musée des Beaux-Arts de Reims.
Certains signes témoignent néanmoins d’un certain regain d’intérêt pour son art, comme l’acquisition récente d’une œuvre de sa main par le Musée des Beaux-Arts de Tours et plusieurs restaurations de ses décors muraux dans des églises parisiennes.
Pythias et Damon chez Denys le tyran, vers 1826
Huile sur papier marouflé sur toile - 32 x 40 cm
Tours, Musée des Beaux-Arts
Photo : Galerie La Nouvelle Athènes
Le musée tourangeau a très récemment acquis, auprès de la galerie La Nouvelle Athènes, une esquisse préparatoire à son tableau pour le prix de Rome de 1826, Pythias et Damon chez Denys le tyran (ill. 1). Admis à l’École des Beaux-Arts et d’abord élève de Merry-Joseph Blondel, le peintre entra ensuite dans l’atelier de Gros et tenta à plusieurs reprises le prix de Rome, parvenant une première fois en loge en 1826, puis chaque année suivante, en vain, avant d’être finalement couronné en 1830 avec Méléagre reprenant les armes à la sollicitation de son épouse.
Tours est riche en œuvres d’Émile Signol, tableaux et dessins, grâce au legs de la veuve de son neveu. Le musée conservait déjà deux esquisses pour le prix de Rome, celui de 1828, Ulysse et Néoptolème venant chercher…