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De 2012 à 2017, un budget patrimoine en forte baisse

Didier Rykner
Audrey Azoulay, ministre de la Culture
et de la Communication
Photo : Actualitté (CC-BY-SA-2.0)
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La présentation du budget de la Culture est toujours prétexte à un grand poker menteur, car il s’agit de présenter les choses sous l’angle le plus flatteur, sans crainte de déformer la réalité. Mais celle du budget de 2017 atteint des sommets en la matière, et il faut se pencher un peu sur les chiffres, hors communiqué de presse et effet d’annonce, pour le démontrer. Nous étudierons ici uniquement la mission « patrimoine » qui entre dans le champ de La Tribune de l’Art, sans nous interdire d’aller regarder également les autres missions.

Quelques définitions (le lecteur pressé pourra sauter ce paragraphe)

Les chiffres du budget peuvent être manipulés facilement pour plusieurs raisons :

- on ne parle pas toujours de la même chose, et la communication précise rarement de quoi l’on parle. Il faut en effet distinguer plusieurs notions différentes :

* Projet de loi de finance, loi de finance initiale et loi de finance rectificative : il faudrait, en toute logique, comparer les chiffres réels d’une année plutôt que des projets, ou ce qui a été voté. Ce qu’a présenté avant-hier le ministère est en effet un « projet de loi de finance » (PLF). Il n’a pas été voté par le parlement et il ne s’agit donc que d’une proposition du gouvernement. Une fois voté, le PLF devient la « loi de finance initiale » (LFI). Mais la LFI ne représente pas exactement ce qui sera exécuté en cours d’année pendant laquelle des ajustements (rarement à la hausse, en tout cas pour la Culture) viennent amender les chiffres. Des crédits sont souvent repris, et le budget réalisé à la fin de l’année est inférieur à celui qui avait été voté initialement. Seul problème : il est difficile de connaître poste par poste les annulations de crédit (elles ne figurent pas de manière détaillée dans les documents disponibles). On sait simplement, par exemple, que pour le ministère de la…

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