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Compiègne, Cassel, Tours et Villefranche-sur-Saône : quatre expositions à voir hors de Paris
Nous avons vu beaucoup d’expositions, et malheureusement certaines risqueraient de ne pas être chroniquées sur ce site faute de temps. Nous parlerons donc ici de quatre expositions visibles hors de Paris. Si nous ne leur consacrons pas un article pour chacune d’entre elles, ce n’est pas parce qu’elles ne le mériteraient pas, mais parce que nous n’arriverons pas à en parler suffisamment à temps pour inciter à s’y rendre. Nous n’avons pas non plus, comme nous le faisons d’habitude, lu entièrement les catalogues. Nous pourrons néanmoins en parler mais d’une manière certainement incomplète.
Franz Xaver Winterhalter. Portraits de cour, entre faste et élégance
Compiègne, Musées nationaux du Palais de Compiègne, du 30 septembre 2016 au 15 janvier 2017.
Si l’exposition de Compiègne ne prétend pas reconstituer la grande rétrospective de Winterhalter qu’était celle du Petit Palais à Paris en 1988, elle reste exemplaire par la qualité du choix des œuvres présentées. On sait en effet que le peintre était aidé d’un grand atelier et que beaucoup d’œuvres de qualité moyenne se retrouvent un peu partout dans les musées ou sur le marché de l’art. Pour ceux qui n’auraient pas pu voir l’exposition du Petit Palais, il s’agira sans doute d’une vraie surprise. Winterhalter n’est pas Ingres, c’est entendu, mais il est assurément un remarquable portraitiste. Et ce que nous ne réalisions pas, c’est que sa touche, loin d’être lisse et porcelainée comme nous l’imaginions (peut-être faute de bien regarder ses tableaux), est au contraire très libre, très peu léchée lorsqu’on la regarde de près. On pourrait imaginer que Winterhalter est l’antithèse des impressionnistes, et il l’est par bien des côtés. Mais du point de vue technique, il les rejoint parfois en suggérant davantage qu’il ne veut montrer.